‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 27 sur 334 · Qui m'a désigné · texte numérisé non relu

Qui m'a désigné

2. C'est-à-dire : « Je n’y aurai point de défenseur, je suis perdu d'avance. »

3. C'est-à-dire : « Avant tout n'oubliez pas que j'ai votre sœur pour femme. »

C'est Baudouin, s’il vit, qui sera preus.

À lui je laisse mes honneurs et mes fiefs.

Gardez-le bien, plus ne le reverrai. »

Charles répont : « Trop avez tendre cœur.

Quandle commande", il vous y faut aller. »

Et Ganelon en fut moult angoissé.

De son cou jète ses grandes peaus de martre, Et est resté en son bliaud ? de soie,

Vairs % eut les yeus, et moult fier le visage, Gent eut le corps, et les côtés eut larges.

S1 beau était, tous ses pairs l'en regardent. Dit à Roland : « Fou, pourquoi telle rage ?

On le sait bien, que je suis ton beau-père.

As conseillé que vers Marsile j'aille !

Si Dieu me donne que de là je retourne,

Te causerai si grand deuil et malheur,

Qui durera pendant toute ta vie. »

Répont Rolant : « C’est parole d'orgueil.

On le sait bien, n’ai souci des menaces ; Mais homme sage doit faire le message :

S1 ke roi veut, prêt suis pour vous le fasse. »

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