‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 288 sur 334 · CA · texte numérisé non relu

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Et dit Bertrand ! : « Par Dieu le droiturier, Soit confondu et mort et enragé

‘ Qui s'offrira ce message à porter!

Soit son écu et troué et percé,

Et son haubert rompu et démaillé, Lui-même soit frappé d'un grand épié, Qu'il soit ainsi connu pour messager!

Païens nous cherchent à cents et à milliers ; Or vite aus armes! N’avons à différer, Défendons-nous sans point nous attarder. »

Tous ceus de Rome en sont moult effrayés, Ont peu de gens, ne furent cent milliers!

Au moutier fut le comte au fier visage.

Lui dit le pape, qui fut courtois et sage :

« Noble homme, sire, au nom du Seigneur Dieu, Secourez-nous contre la gent sauvage.

— Hé! Dieu nous aide ! dit comte Fièrebrace, Ici je viens pour mon pèlerinage,

J'ai amené moult peu de baronnage?;

N'ai que soissante de chevaliers à armes, Contre tant d'hommes je ne pourrais combattre. — Hé! Dieu nous aide ! dit le sage et saint pape, Voici saint Pierre, qui des âmes est garde :

Si pour lui, sire, tu fais cette bataille,

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