‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 289 sur 334 · C'est le nom du neveu de Guillaume · texte numérisé non relu

C'est le nom du neveu de Guillaume

2, De barons. |

Chair peus manger tous les jours de ton âge, Et femme prendre autant qu'il te plaira;

Ne feras plus péché qui soit si grave, Pourvu que bien de trahison te gardes,

Que n'en sois quitte et pour tout ton vivant. En paradis auras la bonne place

Que notre Dieu à ses bons amis garde ; Saint Gabriel votre guide y sera.

— Hé ! Dieu nous aide ! dit comte Fièrebrace, Jamais nul clerc n’a eu le cœur si large!

Ne laisserai, pour homme que je sache, 4069 Ni pour païen, tant soit-il redoutable,

Qu'à ces gloutons je ne m'aille combattre !

Neveu Bertrand, allez prendre vos armes, Et Guiëélin et mes autres barons! »

Armes demande Guillaume Fièrebrace,

On les apporte devant lui en la place;

Vêt le haubert, et le vert heaume lace,

Et ceint l'épée par les ranges ! de soie.

On lui amène le destrier en la place,

Le comte y monte, sans prendre l’étrier.

À son cou pent une vermeille targe,

Entre ses mains un raide épié qui taille,

À cinq clous d’or une enseigne fixée.

« Mon seigneur pape, dit Guillaume le sage, Combien avez de gens en votre marche ? ? »

Répont le pape : « Le vous dirai sans faute :

4. Les ranges formaient une partie, encore mal déterminée, ce la ceinture.

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