‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 290 sur 334 · Marche = pays · texte numérisé non relu

Marche = pays

Trois mille sommes, chacun avec ventaille!, Et fort épié, et épéë qui taille. »

Lui dit le comte : « C’est belle commençaille ?. Armer les faites, et tous les gens de pied,

Qui défendront les portes et barrières. »

Quand les barons sont réunis, le pape leur promet le paradis s'ils meurent dans la bataille, puis il déclare qu'il ira d'abord trouver le chef des Sarrasins :

« J'irai parler seul à l'émir Galafre ;

Si, pour richesse que promettre lui sache,

Veut retourner et ses nefs et ses barques,

Et ses armées qui sont sur ce rivage,

Lui donnerai le trésor de l'autel,

N'y restera ni calice, ni chape,

Or ni argent, ni rien qui denier vaille,

Plutôt qu'y meurent tant de francs hommes sages ! » Barons répondent : « Il est bon qu'on le sache. » Le pape part, avec lui un abbé;

Jusqu'à la tente nullement ne s’attarde.

Là il trouva le puissant roi Galafre,

Ne le salue, ne convient qu'il le fasse.

Le puissant roi fièrement le regarde,

Et aussitôt le pape ainsi lui parle :

« Sire, fait-il, m'ont ici envoyé

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