C'est-à-dire : « Il vaut mieus que je meure seul
Et Baudouin, mon fils, que vous savez ; Aidez-le bien, pour seigneur le tenez. »
Entre ! en sa voie, et s'est acheminé.
Ganelon va, sous de hauts oliviers ;
Réuni s’est aus païens messagers.
Mais Blanchandrin auprès de lui s'attarde.
Habilement parle l'un avec l'autre,
Dit Blanchandrin : « Merveilleus homme est Charles, Qui conquit Pouille et toute la Calabre, Constantinople avec Saxe la large.
Vers Angleterre passa la mer salée,
Et pour Saint-Pierre il en conquit la rente.
Que nous veut-il, çà en notre pays ? »
Ganelon dit: « Telle est sa volonté.
N'y a point d'homme qui contre lui résiste. »
Dit Blanchandrin : « Francs sont moult nobles hommes ; Moult grand mal font et ces ducs et ces comtes
À leur seigneur, qui tel conseil lui donnent.
Lui et bien d'autres ils mènent à leur perte. » Ganelon dit : « N’en connais aucun tel,
Sinon Roland, qui n'en aura que honte.
Un jour seyait le roi Charles sous l'ombre;
Vint son neveu, avait vêtu sa brogne :