‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 30 sur 334 · C'est-à-dire : « Il vaut mieus que je meure seul · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : « Il vaut mieus que je meure seul

Et Baudouin, mon fils, que vous savez ; Aidez-le bien, pour seigneur le tenez. »

Entre ! en sa voie, et s'est acheminé.

Ganelon va, sous de hauts oliviers ;

Réuni s’est aus païens messagers.

Mais Blanchandrin auprès de lui s'attarde.

Habilement parle l'un avec l'autre,

Dit Blanchandrin : « Merveilleus homme est Charles, Qui conquit Pouille et toute la Calabre, Constantinople avec Saxe la large.

Vers Angleterre passa la mer salée,

Et pour Saint-Pierre il en conquit la rente.

Que nous veut-il, çà en notre pays ? »

Ganelon dit: « Telle est sa volonté.

N'y a point d'homme qui contre lui résiste. »

Dit Blanchandrin : « Francs sont moult nobles hommes ; Moult grand mal font et ces ducs et ces comtes

À leur seigneur, qui tel conseil lui donnent.

Lui et bien d'autres ils mènent à leur perte. » Ganelon dit : « N’en connais aucun tel,

Sinon Roland, qui n'en aura que honte.

Un jour seyait le roi Charles sous l'ombre;

Vint son neveu, avait vêtu sa brogne :

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