‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 302 sur 334 · Contre · texte numérisé non relu

Contre

De notre armée n'en échappera nul. »

Et ils répondent : « Votre conseil suivrons. » Quinze trompettes sonnèrent à la fois, Païens s'émeuvent et montent à cheval.

Guillaume avait le tumulte entendu,

Dit à ses hommes : « Trop avons attendu :

Païens s'enfuient, les gloutons mécréants.

Courons après, pour Dieu le roi Jésus ! » Tous ceus de Rome sont en criant sortis.

Guillaume s’est au premier rang tenu,

Le noble comte, aussi lassé qu'il fut ;

Pique Alion! des éperons aigus,

Si fougueus fut qu'avec peine il le tient :

Léger lui semble celui qui sur lui siét.

Entre deus tertres ont les païens atteints; Là cussiez vu une lutte acharnée,

Les pieds coupés, les têtes et les troncs | Bertrand le comte s'y est moult cher vendu?.

Après sa lance, il a tiré l'épée :

Qui il atteint, jusqu'au sein l’a fendu, Haubert n’y a la valeur d’un fétu ;

Maints coups recut et plus en a rendus.

Et Guiëlin y a maint coup frappé,

Et ce Gautier, qui de Toulouse fut.

Mais sur tous autres était Guillaume craint : Court à Galafre, à son cou son écu:;

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