‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 309 sur 334 · Jusqu'à la grille du chœur · texte numérisé non relu

Jusqu'à la grille du chœur

Jusqu'au chancel il est venu en hâte,

Où a trouvé évèques et abbés ;

Pour le péché ! ne les veut toucher d'armes, Mais à bâtons ils les frappent et battent, Hors du moutier les traînent et les chassent, Et les envoient aus quatre-vingts diables.

Qui trahison veut faire à son seigneur,

Bien juste il est qu’en reçoive dommage.

XLIIT

Comte Guillaume fut moult chevalereus.

Il s'adressa à Louis son seigneur :

« Sire, dit-il, ma parole entendez.

Un messager faut que nous envoyions

À Acelin ?, lui dire de par vous

Qu'il fasse droit à Louis son seigneur. »

Répont Louis : « Sire, bien l’octroyons. »

Lors il $ appèle Aleaume le baron :

« Va me trouver Acelin l’orgueilleus, Dis-lui que vienne droit faire à son seigneur, Rapidement, car de lui se plaint fort. »

Répont Aleaume : « Irai-je donc tout seul ?

— Oui, seul, beau frère, à la main un bâton.

— Et s'il demande quel force nous avons ?

— Vous lui direz quarante compagnons;

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