‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 310 sur 334 · Guillaume · texte numérisé non relu

Guillaume

Et s’il refuse d’obéir à cet ordre,

Très bien lui dites, devant ses compagnons, Qu'’avant le soir en sera si honteus,

N'y voudrait être pour tout l'or d'Avalon!. » Répont Aleaume : « Votre désir ferons.

Et par l’apôtre qu’à Rome l'on invoque,

Par ce message dommage nous n’aurons ! »

Il est monté sur un mul d'Aragon,

Parmi les rues s’en va à éperon;

Jusqu'au logis du traître ne s'arrête.

Acelin trouve ?, moult a de compagnons ;

À haute vois il T appèle, oyant tous à:

« Sire Acelin, très noble gentilhomme,

Par moi vous mande Guillaume, le franc homme (C'est Fièrebrace, qui cœur a de lion),

Que vous veniez droit faire au roi Louis, Rapidement, car de vous se plaint fort. »

Lors Acelin a baissé le menton :

« Ami, dit-il, j'entens bien tes paroles ; Combien ton oncle a-t-1l de compagnons ?

— Sire, par Dieu, trente chevaliers sont. »

Acelin dit : « Que Dieu en soit béni!

Va, et me dis à Guillaume le preus Qu’approuver veuille ce que les autres font : De la couronne m'est délivré le don.

Bien serait France par ce garçon perdue !

1. C'est-à-dire: « qu'il regrettera de s'être mis dans ce cas, lui donnât-on tout l'or de l'ile d'Avalon (séjour du roi Arthur). »

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