‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 325 sur 334 · Au côlé gauche · texte numérisé non relu

Au côlé gauche

ANT ENS AS ENT Le de AN ee UE Ne nt, mr de A SÉ- 'ÉR SES UE. Se SA À ie

Sur son destrier est sauté à l'instant,

Mais à étrier ni arçon ne se prent.

À son cou pent un fort écu pesant,

Entre ses mains un fort épié tranchant :

À cinq clous d’or un gonfanon y pent.

Parmi! la porte il sort éperonnant,

Au pré Néron? il est bientôt venu.

Comte Guillaume au loin l’a aperçu,

Il en appèle Guiëlin et Bertrand :

« Mon ennemi vois entré dans ce champ, Plus je ne dois tarder un seul instant.

Apportez-moi mes plus chers armements. » Et ils répondent : « Tout à votre command! »

On les apporte sans nul retardement.

Le roi Louis, quand on l’arme, est présent.

Le haubert vêt, le heaume luisant lace,

Et ceint Joyeuse à son senestre flanc,

Que lui donna Charles le combattant.

On lui amène Alion le courant,

Et il y monte d'un vigoureus élan.

À son cou pent un fort écu pesant,

Et en ses mains un bon épié tranchant,

À cinq clous d’or le gonfanon pendant.

Parmi les tentes s'en va éperonnant, Jusques au tertre point ne s’est arrêté.

Page 1