‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 37 sur 334 · Reçu tant de coups · texte numérisé non relu

Reçu tant de coups

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Ganelon dit : « Charles n’est mië tel.

Nul, qui le voit et connaitre le sait,

Ne peut nier que l'empereur est preus.

Tant ne le sais ni priser ni louer,

Que plus n’y ait d'honneur et de bonté!.

Sa grand valeur, qui la pourrait conter ?

De tel courage l’a Dieu illuminé,

Mourir mieus aime que quitter ses barons. »

Dit le païen: « Moult me puis merveiller De Charlemagne, qui est chenu et vieus.

Mien escient, deus cents ans a et mieus.

Par tant de terres a son corps fatigué,

Tant de coups pris de lances et d’épiés, Tant de grands rois contraints à mendier!

Quand sera-t-il lassé de guerroyer ?

— Ce ne sera tant que vit son neveu :

N'est tel vassal sous la chape du ciel.

Et moult est preus son ami Olivier ;

Les douze pairs, que Charles a si chers, Font l'avant-garde à? vingt mil chevaliers ; Tranquille est Charles, et nul homme ne craint. »

4. C'est-à-dire : « Il y a en lui plus d'honneur et plus de qualités que je ne puis dire. »

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