C'est-à-dire : « ils élévent la statue de Mahomet
3. C'est par erreur que le poëte place la Cerdagne sur le chemin de Saragosse à Roncevaux.
S'est le neveu de Marsile avancé,
Sur un mulet qu’il touche d'un bâton.
Dit à son oncle bellement en riant :
« Beau sire roi, je vous ai servitant,
Tant en ai eu de peines et d’ahans,
Tant de batailles en campagne gagné,
En récompense veus le coup de Roland.
Je l’occirai de mon épié tranchant,
Si Mahomet me veut être garant ?.
Délivrerai d'Espagne la contrée,
Dès les ports d’Aspe jusques à Durestant.
Cédera Charles, et se rendront ses Francs :
N'aurez plus guerre en tout votre vivant. »
Le roi Marsile lui a donné le gant.
Tient le neveu de Marsile le gant.
Fières paroles à son oncle il adresse :
« Beau sire roi, fait m'avez un grand don.
Élisez-moi onze de vos barons,
Et combattrai les douze compagnons. »
Tout le premier lui répont Falsaron,
I était frère au roi Marsilion :
« Mon beau neveu, moi et vous nous irons.
4 L'honneur de frapper Roland.