‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 69 sur 334 · Déclore — ouvrir · texte numérisé non relu

Déclore — ouvrir

Agit en preus, quand nous laissa aus ports, Point n'en perdra France douce l'honneur.

Frappez-y, Francs! nôtre est le premier coup. Nous avons droit, mais ces gloulons ont tort. »

Un duc y est, il a nom Falsaron;

Il était frère au roi Marsilion,

Tenait la terre Dathan et Abiron.

Sous ciel n’y a plus insolent félon.

Entre les yeus moult eut large le front, Grand demi-pied mesurer y put-on.

Grand deuil il a, quand vit mort son neveu, Sort de la presse, en avant s'est porté,

Et a poussé le cri des Sarrasins.

Contre Français il est moult irrité :

« Ce jour, perdra France douce l'honneur! »

L’a Olivier oui en grand fureur; | Le cheval pique de ses éperons d’or,

Va le férir d’un vrai coup de baron.

L'écu lui brise, le haubert lui déront,

Au corps lui met les pans du gonfanon.

À pleine lance l'abat mort des arçons.

Regarde ! à terre, voit gésir le glouton,

Et lui a dit ces moult fières paroles :

« De vos menaces, félon, je n'ai souci.

Frappez-y, Francs, car très bien les vaincrons. »

Monjoie 1l crie, c’est l'enseigne du roi.

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