‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 73 sur 334 · C'est-à-dire : « Ce coup est digne d'un baron · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : « Ce coup est digne d'un baron

De son haubert lui rompit la ventaille! ; Le frappe au sein entre les deus épaules, À pleine lance l’abat mort de la selle.

Après lui dit : « Tous êtes condamnés! »

Et Othon frappe un païen, Estorgant,

Sur son écu, dans le cuir par-devant ; Tout lui en tranche le vermeil et le blane, De son haubert lui a rompu les pans,

Au corps lui met son bon épié tranchant, Et mort l’abat de son cheval courant.

Après lui dit : « Plus n’y aurez garant?! »

Et Bérenger, il frappe Estramaris, L'écu lui brise, le haubert déconfit 5, Son fort épié parmi le corps lui mit, Et mort l'abat entre mil Sarrasins.

Des douze pairs { les dis en sont occis ; Pas plus de deus il n’en est resté vifs; Ce est Chernuble et comte Margaris.

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