‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 83 sur 334 · Aronde — htürondelle · texte numérisé non relu

Aronde — htürondelle

Nous n'avions pas plus vaillant chevalier. »

Répont le comte : « Puissé-je le venger! »

Son cheval pique des éperons d’or pur, Tient Hauteclaire, sanglant en est l'acier ; À toute force va férir le païen,

Tranche le corps, a tué le destrier,

Brandit son coup, et le Sarrasin tombe :

L'âme de lui emportent les démons.

Puis, a occis le duc Alphaïen,

À Escabi a la tête tranché,

Et sept Arabes y a désarçonné :

Ne vaudront plus jamais pour guerroyer.

Ce dit Roland : « Le comte est irrité.

À nul autre homme ne veus le comparer, Près de moi même il est moult à priser.

Pour de tels coups nous a Charles plus chers. » Hautement crie : « Frappez-y, chevaliers! »

D'autre part est un païen, Valdabron :

Il fut parrain! du roi Marsilion.

Il est seigneur de quatre cents vaisseaus ; N'y a marin, de lui ne se réclame.

Jérusalem il prit par trahison,

Et viola le temple Salomon,

Le patriarche occit devant les fonts ?.

Reçut promesse du comte Ganelon,

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