‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 89 sur 334 · Envers, c'est-à-dire : « à l'envers, sur le dos · texte numérisé non relu

Envers, c'est-à-dire : « à l'envers, sur le dos

90 CIIANSONS DE GESTE

Roland y frappe comme chevalier fort.

La sienne gent n'eut trêve ni repos,

Et les Français ont pressé leurs chevaus, Païens poursuivent ! au trot et au galop.

En sang vermeil ils sont jusques au corps ?.

Leurs brants d’acier ils y brisent et tordent. Armes n'ont plus pour défendre leurs corps, Quand leur souvient des clairons et des cors : N'y a pas un ne s'en trouve plus fort.

Païens s’écrient : « À tort vinmes aus ports {. Le grand dommage en est tourné sur nous. »

Laissent le champ; tournent le dos aus nôtres. Français y frappent grands coups de leurs épées, Jusqu'à Marsile en va le train des mortsÿ.

Marsile voit de sa gent le martyre,

Il fait sonner ses cors et ses trompettes ; Puis il chevauche avec sa grande armée.

Devant chevauche un Sarrasin, Abime, Nul plus félon n'a en sa compagnie :

Page 1