‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 90 sur 334 · Le train, c'est-à-dire la fraînée · texte numérisé non relu

Le train, c'est-à-dire la fraînée

Vices il aet moult grands félonies,

Ne croit en Dieu, le fils Sainte Marie;

Est aussi noir que de la pois fondue,

Et plus il aime trahison et massacre, Qu'il ne ferait tout l'or de la Galice.

Nul ne l'a vu jamais jouer nirire.

Grand courage a et grande hardiesse, Pour ce est cher au félon roi Marsile, Son dragon porte, où ses gens se rallient !.

Notre archevèque ne saurait l'aimer mie; Dès qu'il le vit, à frapper le désire, Tanquillement il le dit à soi-même :

« Ce Sarrasin me paraît hérétique,

Mieus veus mourir que je ne l’aille occire ; Jamais n’aimai couard ni couardise. »

A l'archevêque commencé la bataille.

Monte un cheval qu'il a’ pris à Grossaille :

C'était un roi qu'occit en Danemarke.

Le destrier est et courant et rapide,

Pieds a taillés 3 et les jambes a plates, Courte la cuisse et la croupe bien large, Longs les côtés et l'échine a bien haute, Bien fait le cou jusqu'au bas de la gorge, Blanche la queue et la crinière jaune, Petite oreille, la tête toute fauve :

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