‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 91 sur 334 · Bien luillés · texte numérisé non relu

Bien luillés

Point n'est de bête qui auprès de lui! vaille. Et l'archevêque pique avec grand courage ; Le frein doré, toutes les rênes lâche ?,

Ne laissera qu’'Abîme tôt n’assaille,

Va le férir sur l’écu admirable:

Pierres y a, améthystes, topazes,

Cristaus luisants, escarboucles qui brillent. Le lui transmit un amiral, Galafre ;

En Val-Metas l'avait reçu d’un diable.

Turpin y frappe, et de rien ne l'épargne :

Après son coup, ne crois qu'un denier vailles. Le corps lui tranche de l’un côté à l’autre,

Et mort l’abat à l'instant sur la place. Monjoie il crie, c'est l’enseigne de Charles. Disent Français : « Voici grande prouesse, Sait l'archevêque sa crosse bien défendre.

Que Dieu en donne beaucoup de tels à Charles ! »

Roland le comte en appèle Olivier :

« Mon compagnon, si croire me voulez,

Cet archevêque est moult bon chevalier, N'y a meilleur en terre, dessous ciel.

Bien sait férir et de lance et d’épié. »

Répont le comte : « Allons donc lui aider ! »

j. Comparalivement à lui.

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