‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 95 sur 334 · LE COR DE ROLAND · texte numérisé non relu

LE COR DE ROLAND

Roland le comte des siens y voit grand perte; Son compagnon Olivier en appèle :

« Beau cher ami, pour Dieu (qu'il vous bénisse !) Tant de barons voyez gésir par terre,

Plaindre pouvons France douce, la belle,

De tels vassaus qui va demeurer veuve.

Eh ! roi ami, pourquoi ici vous n'êtes ?

Olivier frère, comment pourrons-nous faire ?

De quel façon lui manderons nouvelles ? »

Dit Olivier : « Point n'en sais le moyen.

Mieus veus mourir que honte nous en vienne. »

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