‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 98 sur 334 · C'est-à-dire : « auront tués · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : « auront tués

Roland a mis l'olifant à sa bouche,

L'enfonce bien, à grand force le sonne.

Hauts sont les puys et la vois! est moult longue : De trente lieues l’ouïrent-ils répondre?.

Charles l’ouït, et toute son armée ;

Ce dit le roi: « Bataille font nos hommes. »

Et Ganelon lui répondit encontre :

« S1 l’eût dit autre, semblerait grand mensonge. »

CLVTIT

Roland le comte, avec peine et ahan,

À grand douleur, sonne son olifant ;

Parmi la bouche en jaillit le clair sang,

De son cerveau la tempe est se rompant.

Du cor qu'il tient l’ouïe en est moult grand; Charles l’entent, qui est aus ports passant, Naimes l'ouit, et l’écoutent les Francs.

Ce dit le roi: « C’est le cor de Roland;

Ne l’eût sonné, s'il n’était combattant. »

Ganelon dit : « Point n'y a de bataille.

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