‹ Chemin de fer de Strasbourg à BâleChapitre 22 sur 28 · a. ;iH · texte numérisé non relu

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Jusqu'en 1852, année où la grande ligne do Paris à Strasbourg fut ouverte à la circulation sur toute son étendue, le produit brut

il(uaétrîque du chemin de f(;r de Slrasbourg à BAle tiG dépassa pas 17.900 ïrjincs. Dès que ce chemin fui devenu uu prolougenient de la ligne de Farïs. ca 1832, le produil brut atloignit 19,700 fr.; et, en 1853, dernière année de l'existence de la Compagnie de Strasbourg h Bâle, qui fusionna avec celle des GhemiiiB de fer de l'Est, le produit brut kilométrique s'éleva à 23,700 francs, soit à 10,000 francs de plus qu'en 1842, où le produit brut n'atteignit que le minimum, 13,700 francs.

Nous dirons plus loin ce que devinrent les recettes des chemins de fer d'Alsace, lorsqu'ils eurent regu leurs principaux prolougements.

VoyiKjeura. — Jusqu'en 1S33, le transport des voyageurs fut le principal élément des produits du chemin de fer de Strasbourg à Bàle et, depuis le commencement, cet élément resta à peu près constant, sauf dans l'année 1848, où il y eût, de moins qu'en 1847, cent neuf mille' voyageurs et 4,000 francs de produit brul kilométrique.

A part l'année 1848, le nombre annuel des voyageurs se main- ' tient entre sept cent mille et^sepl cent quarante mille.

La proportion par chisse pour mille voyageurs a été, à peu de chose près :

Le parcours moyen en kilomètres pour lus voyageurs de chaque lasse a été presque constamment :

Sîl km. 39 km. 29 km.

Le pai'cours moyen d'un voyageur a vaiié de 33 kilomfetres

à 33 kiD. 8; aoA produit moyea da S fr. 17 à 2 fr. 35 et sob produit kilométrique de fr. 065 & fr. 010, non oompris Vimpôt.

Tarif des voyageurs, — Le cahier des charges de la concession du chemin de fer de Strasbourg à Bàle, en 1888, ne prévoyait que deux classes de voyageurs et les deux tarifs fr. 075 et fr. 05 par tète et par kilomètre.

Avant que le ohemin fût mis en exploitation, ces tarifs furent modifiés par ordonnance royale du 29 octobre 1840, rendue à la suite de la loi du 15 juillet 1840, dont nous reparlerons.

L^ordonnanoe autorisa trois classes de voyageurs et trois tarifs :

1"" Voitures Couvertes et fermées à glaces, suspendues sur ressorts, fr. 10 5 2" Voitures couvertes et suspendues sur ressorts, fr. 075 ; 3° Voitures découvertes, mais suspendues sur ressorts, fr. 05.

Cette troisième classe fut supprimée par décret du 22 mars 1848 et remplacée par des voitures couvertes et fermées par des rideaux que, plus tard,, les Compagnies remplacèrent par des vitres. En compensation des dépenses qu'entraînait ce changement, la taxe de fr. 05, prévue par l'ordonnance, fut portée par le décret à fr, 055.

Bagages. — Les excédents de bagages étaient taxés au-dessus de 15 kilogrammes et procurèrent une recette moyenne annuelle qu'on peut estimer à 50,000 francs.

Marehanàises. — Le transport des marchandises, défalcation faite des finances, voitures, bestiaux, ne s'est développé qu'à partir

de 1843, où il a été de 66.469.000 kilogr.

En 1844, le poids s'est élevé à 70.819.000 —

En 1845, — — 72.843.000 —

En 1849, — — 99.500.000 —

En 4851, — — 140.774.000 —

Le tableau ci-aprës fait connaître la décomposition du chiffre du trafic on 1844. Les parcours moyens ont peu varié pour les autres années.

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