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ET LES PÉTROLES

La consommation du pétrole et du mazout pour les usages industriels ne cesse de s’accroître en France. La houille, pour de multiples emplois à été remplacée par les combustibles liquides : pétrole brut ou mazout pour la chauffe des chaudières (dans les usines ou sur les navires), pour le fonctionnement des moteurs Diésel, essence pour l’aviation et l’automobile. L’approvisionnement français s'élevait en 1913 à 710.000 tonnes. En 1920, il est passé à un million de tonnes, en 1929 à 3 millions, en 1934 à plus de 6 millions.

A part les puits de Péchelbronn, la France n’a pas de gisements et doit faire venir de l'étranger, notamment des Etats-Unis d’Amérique, du Mexique, du Vénézuéla et de la Russie, ce qui est nécessaire à ses besoins. En 1930, par exemple, les importations ont atteint le chiffre de 3.524.976 tonnes. à

La manipulation des essences et pétroles est dangereuse et il faut des installations spéciales pour les recevoir.

La guerre accrut d’une façon formidable les besoins de pétrole dans le monde et montra l'insuffisance des navires-citerne et des dépôts exis-

tants. Il y eut une politique du pétrole qui amena un grand accroissement de la flotte mondiale pétrolière passée de 500.000 tonnes en 1914 à 5.000.000 en 1922. A cette date, la France possédait pour sa part 126.685 tonnes de navires-citerne (de port en lourd). En 1928, la flotte française passe à 232.684 tonnes, en 1935 à 340.380 tonnes.

Nous avons vu que c’est pendant la guerre qu'est née à Cherbourg la fonction de port pétrolier et les installations qui furent créées à ce moment pour remplir cette fonction. Le port pétrolier de Querqueville fut achevé en janvier 1921. (1)

Depuis 1922, de fortes quantités d’essences et pétroles ont été importées par le port en eau profonde de Querqueville.

Années Quantités

1922 18.472 tonnes.

1923 9.371 tonnes.

1924 11.782 tonnes.

1925 | 121.101 tonnes.

1926 | 11.912 tonnes.

Essences raffinées...... | 117.330 hectolitres. 1927 : |

Huiles lourdes......... 16.356 tonnes.

1928 354.579 hectolitres.

1930 | 33.384 tonnes.

1931 | 16.209 tonnes.

1932 Essences raffinées...... | 435.910 hectolitres.

Huiles lourdes ........ | 33.312 tonnes.

1934 16.670 tonnes.

1935 Essences raffinées. | 18.876 tonnes.

Le rôle actuel du port pétrolier est principalement celui de port d’allègement et de répartition.

Comme port d’allègement, il reçoit les navires ayant un trop fort tirant d’eau pour remonter en Seine, particulièrement aux marées de morte-eau.

(1) Cf, IIe Partie. Chap. I.

Re" à

Ces bateaux laissent à Cherbourg une partie de leur charge et gagnent ensuite Rouen.

En tant que port de répartition, il assure le déchargement des grands pétroliers, en provenance du pays d’origine et le chargement des petits pétroliers qui viennent chercher le pétrole pour le transporter dans les ports

secondaires, tels : Granville et Saint-Malo, où les grands pétroliers n’ont

pas accès. :

APPENDICE AU CHAPITRE Ier

La Pêche

La pêche à Cherbourg est presque exclusivement côtière. Elle est faite par quatre chalutiers à vapeur et un grand nombre de bateaux à voiles et à moteurs représentant un tonnage total de 1.400 tonneaux environ.

Voici les résultats de la pêche ces années dernières :

Années Quantités Valeurs 1928 2.273.395 kgs 12.701.755 frs 1929 2.857.800 15.683.250 1930 2.996.043 17:30 112 1931 | 3.246.381 15.835.894 105204 2.712.414 10.109.536 1933 4.400.235 12.901.255 1934 3.691.301 10.604.200 |

(1) En 1935, la pêche a rapporté 11.135.000 francs.

La pêche fait vivre 1.400 pêcheurs et leurs familles, soit environ 5.600 personnes.

Nous devons citer, comme principale organisation de la région faisant l’armement à la pêche et le mareyage, la société « Chalutiers Cherbour-

(1) Bulletin de la Chambre de Commerce.

. geois ». C’est cette société qui possède les quatre chalutiers à vapeur du port. La pêche de ces chalutiers est divisée en deux époques distinctes : Pêche d'été : merlans, limandes, carrelets, limandes-soles, merluchons, pelouses, mornettes, etc.

Pêche d'hiver; : rougets, raies, rayots, pelouses. surmulets et turbots. À ces chalutiers, il faut ajouter un nombre important de cordiers à moteurs, appartenant tant au port de Cherbourg qu’à tous les ports des environs, de Barfleur à Carteret : Cosqueville, Le Becquet, Querqueville, Auderville, Herqueville, etc.

La pêche des cordiers consiste surtout en congres, hats, raies, pocheteaux, roussettes, chiens, dards, etc.

La Société « Chalutiers Cherbourgeois » expédie ses pêches non seule- .ment en Normandie, mais aussi à Paris et dans les principales villes de France : Orléans, Lyon, Nancy, Reims, etc., et même à l’étranger. Elle est actuellement connue comme l’une des maisons de marée les plus importantes de France.

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