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CHAPITRE TROISIÈME

Aménagements ultérieurs du Port

Commerce de Cherbourg, de 1789 be — de IS8I4

à ISI4 à 1830\ — — de 1830 à 1848

ie — de 1848 à nos jours.

$ l.— pe 1789 4 1814 La guerre intérieure fut une sérieuse entrave au commerce. La préoccupation de sauvegarder son existence empêchait le peuple français de se

livrer à des transactions importantes. De plus, les relations internationales

étaient rendues difficiles, non seu intéri - # lement par les troubles intérieurs, mais

encore par la guerre extérieure.

Enfin, en 1802, le traité d'Amiens vint calmer les esprits et une reprise

‘très nette des affaires et en particulier des affaires maritimes se fit sentir,

les anciennes relations commerciales avec nos colonies dans les Antilles et l'Amérique furent renouées.

Cherbourg, comme tous les ports français, arma et expédia de nombreux navires de commerce. Malheureusement le 13 mai 1803, sans déclaration préalable, le traité d’Amiens fut rompu. L’Angleterre mit l’'embargo sur les vaisseaux français, bloqua nos ports et les navires qui avaient échappé tombèrent en pourriture, faute d'emploi. Ce fut un coup terrible porté à la Marine Marchande Française.

Les navires neutres continuaient à fréquenter le port du Havre .Le Havre fut bloqué par les Anglais. Les neutres se dirigèrent alors sur Dieppe, les Anglais bloquèrent Dieppe. (Cette nouvelle mesure détermina une colonie d’une trentaine de négociants du Havre et de Dieppe à venir s’établir à Cherbourg, qui restait ouvert au commerce des neutres. Cherbourg fut alors le siège d’affaires considérables. Les navires américains, espagnols, portugais et ceux des villes hanséatiques y vinrent en foule. Cherbourg

approvisionnait Paris en denrées coloniales et les provinces françaises par

Paris : Rouen et la Picardie tiraient de Cherbourg des cotons pour leurs filatures, l’Alsace et la Lorraine, toutes les denrées d’outre-mer, Orléans les sucres bruts pour ses raffinages, Lyon les glands de chêne vert utilisés dans la teinturerie des soies.

Cherbourg était à ce moment un port de toute première importance, la France entière, sauf le midi, avait besoin de lui par suite de l’asile qu'il offrait aux navires neutres.

Les affaires de Cherbourg étaient encore augmentées par la présence de nombreux corsaires de Dunkerque, Calais, Dieppe et Saint-Malo qui venaient à Cherbourg prendre leur point de départ pour leurs croisières à l’Ile de Wight. Ces corsaires firent des prises dont quelques-unes furent évaluées de 500.000 à 800.000 francs chacune. On peut juger du mouvement commercial énorme dont Cherbourg était le siège.

Les Anglais voulurent bloquer Cherbourg, mais par suite de la facilité

d'accès de sa rade et la direction des courants, les navires neutres et

corsaires purent toujours aborder à Cherbourg, pour y déposer les uns leurs marchandises, les autres leurs prises.

Malgré la guerre, les travaux du port de Cherbourg se poursuivaient.

En même temps que l’on creusait le bassin de l’avant-port, l’on perfectionnait l’exhaussement de la digue.

En 1809, l’on créa à Cherbourg un tribunal de commerce.

En 1813, on lança le Zélandais, le premier vaisseau construit à

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