‹ Chimie végétale et agricoleChapitre 158 sur 227 · VÎT PO · texte numérisé non relu

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Mais la distribution de ces éléments est loin d'être uniforme dans la plante : les feuilles étant la partie la plus riche en carbone, en hydrogène et surtout en azote, élément qui joue un rôle essentiel dans la constitution des principes essentiels au développement de la plante. Les feuilles sont, au contraire, plus pauvres en oxygène.

L'azote de la racine l'emporte également sur celui de la lific, tout en restant fort inférieur à celui des feuilles. Les cendres renferment dans un pied sec :

Acide

pliosphorique.

Chau?

Polasse.

D. . S Poids absolu..

Racines. • , ^.,

' Ln centièmes.

Tice ^ Poids «Jjsolu..

' En centièmes.

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Feuilles. „

f Ln centièmes.

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j.. i Poids absolu. . o,oi44 *> 0,0296 » o,o6i3 » t En centièmes. » 0,76 » i,58 » 3,27

On remarque Taccroissement de ces trois composants minéraux, nécessairement empruntés au sol. En outre, leur somme est minimum dans la racine, comme poids absolu, mais maximum comme proportion relative. Les alcalis sont minimum dans la racine, comme poids absolu et proportion relative ; la chaux étant maximum dans les feuilles, tandis que la potasse a son maximum relatif et absolu dans la tige. Aucune relation simple entre ces composants et l'azote.

Examinons de près la composition de la matière organique totale.

1). Proportion pondérale des élément s :

C=49,o3, H = 6,3>, Az = 3,75, = 40,90.

(ï]\ Rapports atomiques :

(111). Rapports pour 6 atomes de carbone :

(IV). Comparaison avec les hydrates de carbone :

lo 20b = aX 2,56 = 5.ia; H — jO^ :6,32 — 5,i2= i,ao = Ho.

Ho i»2o i.ao .,

L excès de l'hydrogène total sur Thydrogène constitutif des hydrates de carbone a continué à décroître ; il est tombé du tiers (o,36) au quart (o,a34) pendant la période actuelle, les matières grasses se brûlant de plus en plus.

(V). Comparaison avec les principes azotés :

I" 3 Azô = 3x0,27 = 0,81,

IIo — 3Azô = 6,32 — 0,81 =5,5i =Ho;

c'est l'hydrogène excédant sur celui des amides.

•i» . 6,3 < — 5,12 — 0,81 =0,39 rzHÔ,

H restant après l'enlèvement des hydrates de carbone et des amides. 11 a diminué encore pendant la période actuelle, pour les mêmes motifs que ci-dessus.

(VI). Comparaison avec les albuminoîdes :

(La composition de ces principes étant calculée d'après l'azote).

I" Ci*= 11,93, Hi=-i,48, Az = 3,75 :0i = 5,57,

Total ; 23,73.

49,o3 — 1 1,93 = 37,10 C2 carbone des corps non azotés, 6,32— 1,48= 4,84 H, »

40,90 — ri,57 = 35,33 Oj »•

Total. 100,0 —22,73 = 77,27.

Ce rapport a beaucoup diminué (depuis 0,46), dans la période présente.

Le poids absolu de Tazote, soit 0,06^7, a triplé dans un pied unique, pendant cette période et même depuis la graine (0,0235); tandis qu'il avait peu varié au début. Ce résultat est corrélatif de la formation de plus en plus active des principes immédiats de tout ordre dans la plante.

1*» En centièmes :

Ces rapports diffèrent peu de ceux de la période précédente, malgré le grand accroissement de poids de la plante.

'2° On observe encore un excès d'hydrogène sur le rapport relatif aux hydrates de carbone, lesquels exigeraient 5,7 au lieu de 6,3. Mais cet excès diminue de plus en plus; c'està-dire que les hydrates de carbone se forment en quantité croissante.

3» Rapports atomiques C .H

40 Rapports calculés pour 6 atomes de carbone

> Excès de H total sur l'hydrogène des hydrates de

carbone

Il manque seulement un dixième de l'oxygène nécessaire pour annuler cet excès : ce qui signifie que la combustion des matières grasses est devenue plus complète.

6<» En outre, le rapport

tombe de plus en plus au-dessous de a : i, Thydrogène étant d'ailleurs en excès sur les hydrates. Il en résulte que la somme des principes de la série aromatique et des principes suroxygénés tend à augmenter.

Tels sont les résultats observés sur lensemble de la plante.

Mais il convient de les analyser davantage, en étudiant les difl'érentes parties, d'après les tableaux de la page 196.

Nous donnerons d'abord les faits et les calculs, puis nous en résumerons la signification.

A. — Lupin, 25 mai. (Racines.)

Prenons les racines en premier lieu.

(I). Proportion pondérale des éléments :

C = 47»'7» H = 6,29, Az=»3,38, = 43, 16.

(II). Rapports atomiques:

(::j.93 f|6.î9 AzO.Î* O^.»».

(III). Rapports pour 6 atomes de carbone :

(IV). Comparaison avec les hydrates de carbone :

■A Oq : i X 3,69 = 5,38, H — 2 Oo : 6,29 — 5,38 = 0,9 = Hq ,

excès total sur l'hydrogène des hydrates.

Cet excès a diminué de moitié pendant la présente période, par rapport à la proportion totale.

On H d'ailleurs pour son rapport à Thydrogène total :

No 0,91 Ho 0,99

et h l'hydrogène constitutif des hydrates de carbone

Ces rapports ont diminué également de moitié, pendant la présente période.

(V). Comparaison avec les principes azotés {amides) :

3 Azq = 3 X 0,24 = 0,73, Hq — 3 Azo = 6,28 — 0,72 = 5,57 = H'o,

excédant sur l'hydrogène des amides. 11 est demeuré stationnaire. Enfin

6,29 — 5,38 — 0,73 = 0,19 = Ho

c est Thydrogène restant après enlèvement des hydrates et des amides. Celui-ci est tombé au quart ; c'est-à-dire que les matières grasses ou résineuses tendent à disparaître dans cette région de la plante.

(VI). Comparaison avec les principes azotés^ calculés comme dbuminoïdes :

0=10,7.'), H =1,33, Az = 3,38, = 5,01,

Total : 30,47 pour 100.

Cette proportion est plus faible que dans la plante totale 'ie la période précédente.

47» 17 — 10,75 = 36,42 = C2 carbone des corps non azotés, 6,39— 1,33= 4*96 =H2 »

Happort entre les principes non azotés et les albumi-

noïçjes :

Ce rapport n'est guère que la moitié de celui qui existait P*^^cédemment dans la plante totale.

(VII). Compositiofi des principet non azolét : I® En centièmes :

Cf= 45,79

'ji* Le carbone a légèrement baissé, par rapport à la plante totale de la période précédente.

L'hydrogène excède légèrement celui des hydrates de carbone.

3» RapîK)rts atomiques :

M/'^me observation.

I* Rapports calculés pour G* :

C« Hwo» 0*'"«.

Même remarque.

5« Excès de H total sur celui des hydrates de carbone :

(i® Le rapport

Il y a donc un excès de principes aromatiques ou de principes suroxyg-énés ; quoique cet excès soit moindre que dans la plante totale.

B. —Lupin, 25 mai. (Tiges.) (I). Proportion pondérale des éléments :

C='l7,a6, 11 = 5,93, Az = a,o3, 0=^f\\^'fi.

(11 j. Rapports atomiques :

C8.MHMaAzo.»*0-"9.

(111). Rapports atomiques calculés pour G* :

(IV). Comparaison avec les hydrates de carbone:

2 0' — 3X2,79 = 5,58, H - i Oô = 5,93 — 5,58 = 0,35 == Hé,

excédant sur celui des hydrates de carbone, valeur faible.

Hô 0,35 0,35

(V). Comparaison avec les principes azotés (amides) :

3 Azô=:3xo,i4 = o,4q, Ho~3 Azô = 5,93 — o,4a = 5,5 1 = HJ,

excédant sur celui des amides. Si Ton retranche en outre celui des hydrates de carbone, on arrive a une valeur négative, presque nulle d'ailleurs : ce qui signifie qu'il y a des principes suroxygénés.

5,93 — 5,58 — 0,4'^ = — 0,07 = HJ.

(VI). Comparaison avec les principes azotés, calculés comme alàumino'ides :

C = 6,52, H = 0,80 Az rr 2,<>5, Orr3,o4, Total : i3,4( pour 100.

57,26 — 6,52 = 401/4=^2 carbone des composés non azotés. 5,93 — 0,80 ■■ 5,i3 = Hs »

Rapport entre les principes non azotés et les albuminoïdes :

(VII). Composition des principes non azotés :

2° L'hydrogène est sensiblement dans les mêmes rapports que dans les hydrates de carbone ; V Rapports atomiques :

4** Rapports calculés pour C** :

5° Excès de H total sur Thydrogène des hydrates de carbone:

Cet excès est négatif, avec une valeur très petite d ailleurs. 6* Enfin le rapport

L'hydrogène répond sensiblement aux hydrates de carbone, tandis que le rapport du carbone à l'hydrogène est inférieur A celui qui caractérise les glucoses (i : i) cl même la cellulose (1,67 : i). Ce résultat accuse une proportion sensible de principes aromatiques, ou suroxydés, comme dans la plante entière.

G. — Lupin, 25 mai. (Feuilles.)

(I). Proportion pondérale des éléments:

C = 5i,2o, H=-.6,79, Az = 5,47, = 36,5^.

(11). Rapports atomiques :.

lir. Rapports atomiques calculés pour G^ :

C«H».5«Az».w 03,21.

(IV). Comparaison avec les hydrates de carbone :

2 X 3,28 = 4,56, 6,79 — 4.56 «. 2,23 = Hb,

excédant sur celui des hydrates de carbone.

Lhydrog-ène excédant est à peu près la moitié de Thydrogène des hydrates de carbone.

(V). Comparaison avec les amides :

3X0,38= i,i5, 6»74 — i,i4 = 4»6o = Ho,

excédant sur celui des amides. Si Ton retranche en outre celui des hydrates de carbone, on a

oequi accuse un excès notable de principes hydrogénés. VIj. Comparaison avec les principes azotés, calculés comme

albuminoïdes :

C= 17,40, H = 2,i4, Az = 5,47, = 8,12,

Total : 33,1 4 pour 100.

ji,2o — 17,40 = 33,80 = C2 carbone des composés non azotés. 6,79— 2,i5= 4,64 = H2 »

Rapport entre les albuminoïdes et les composés non azotés :

Le carbone se répartit ù peu près également entre les P^ncipes azotés et les principes exempts d'azote. '^^II). Composition des principes non azotés : * "* En centièmes :

Ci= 5o,55 H'2= 6,94 0'î= 42»5i

a** H remporte de i,6 centième sur la proportion de cet

élément dans les hydrates de carbone ; tandis que, dans la tige, cette proportion existe sensiblement entre l'hydrogène et le carbone ;

Jo Rapports atomiques :

C*,îiH«.»*02.«3.

/i° Rapports calculés pour C* :

5° Le rapport :

se rapproche de la série g-rasse ou, plus exactement, de la cellulose. Mais loxyg-ène est en proportion moindre ; ce qui est rindice de principes plus hydrogénés.

En résumé, d'après ces nombres :

(1). La proportion relative du carbone est la plus forte dans les feuilles, aussi bien que sa proportion absolue. Dans la racine et dans la tige, la proportion relative de cet élément est la même ; tandis que son poids absolu est bien plus considérable dans la tige que dans la racine.

J^a proportion relative de Thydrogène est maximum dans les feuilles ; minimum dans les tiges. Dès lors celles-ci peuvent être regardées comme un siège d'oxydation, tandis que les feuilles sont un siège de réduction. C'est d'ailleurs dans les feuilles que se trouve le plus fort poids absolu d'hydrogène, le minimum dans la racine.

La proportion relative et absolue de l'azote, c'est-à-dire celle des albuminoïdes, est maximum dans les feuilles. La proportion relative de l'azote est minimum dans la tige, intermédiaire dans les racines.

11 résulte de ces rapports que la lige représente la partie la

lus oxydée ; les racines le sont un peu moins ; tandis que les iuilles le sont très notablement moins. L'écart est tel que le oids absolu de Toxygène est maximum dans la tige, même omparée aux feuilles ; inversement de ce qui arrive pour le arbone.

(II et III). Les rapports atomiques, soit bruts, soit rapportés i un même nombre d'atomes de carbone, 6 par exemple, raduisent fidèlement les mêmes résultats.

JV). Si l'on compare ces rapports avec ceux des hydrates Je carbone, on voit que l'excès de l'hydrogène total sur hydrogène constitutif des hydrates de carbone existe dans les différentes parties de la plante. Mais cet excès est minime lans la tige (^j), plus marqué dans la racine (J^ ; enfin, dans la feuille, il s'élève à la moitié : ce qui caractérise bien, en général, la composition relative de la feuille et les phénomènes chimiques qui s'y accomplissent.

(V). Comparons l'hydrogène, au point de vue de la proportion des amides.

Si l'on retranche de Thydrogène total la somme de celui \\}ï répond aux amides et aux hydrates de carbone, on trouve que, dans les racines, l'hydrogène excédant est le quart de l'hydrogène amidé et seulement le trentième de l'hydrogène total.

Dans les tiges, cet excédent est devenu négatif, presque nul d'ailleurs : ce qui accuse la disparition des corps gras et un degré d'oxydation surpassant celui des hydrates de carbone.

Dans les feuilles, au contraire, il y a un excès d'hydrogène considérable ; excès à peu près égal à l'hydrogène des amides et quadruple de celui des hydrates de carbone.

(VI). Examinons les proportions relatives aux albuminoides.

Le rapport des poids des albuminoides à celui des corps non azotés est minimum dans la tige (^), double h peu près dans

les racines ({), et maximum dans les feuilles {{) : ce qui signifîe que les matières azotées sont en partie oxydées en passant dans la tig-e, puis régénérées dans les feuilles.

(VII). La composition même des principes non azotés y indique à peu près la môme proportion de carbone dans la racine et dans la tige ; mais une dose notamment plus forte dans les feuilles. L'hydrogène de ces principes est un peu plus faible dans la tige que dans la racine, plus fort encore dans les feuilles ; quoique le rapport atomique de cet élément au carbone (restreint aux principes non azotés) soit h peu près le même dans les feuilles que dans la racine.

Tels sont les résultats obtenus pendant la période initiale, qui représente l'accroissement simple de la plante, dû à la seule nutrition ; indépendamment des effets plus complexes qui résulteront plus tard de l'intervention de la fonction de reproduction.

Abordons m6dntenant une nouvelle période, en commençant par les débuts de la floraison. Nous résumerons davantage nos tableaux, leur signification générale ayant été précisée par ce qui précède.

iARCHE GÉNÉRALE DE LA VÉGÉTATION, — LUPIN. 209

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