‹ Code de commerce expliqué par ses motifs et par des exemples et par la jurisprudenceChapitre 81 sur 184 · DES FAILLITES ET BANQUEROUTES (I · texte numérisé non relu

DES FAILLITES ET BANQUEROUTES (I

(Loi décrétée le 28 mai 1838, promulguée le 8 juin,}

= Une des lois les plus difficiles à faire est sans contredit la loi qui règle les faillites et les banqueroutes. Elle présente les situations les plus complexes que la loi soit appelée à régler : l’intérêt de la société, celui du failli, de sa famille, des mineurs ; les intérêts si opposés des créanciers, sont autant de points sur lesquels les lumières, l’expérience et la sagacité du législateur doivent s’arrêter. Les lois commerciales n’ont rien eu à emprunter à la sagesse de l’antiquité ; deux compilations d’us et coutumes maritimes , le consulat de la mer et les jugements ou rôles d’Oleron, dont l’origine se perd dans la nuit des temps, n’ont été d'aucun secours à nos législateurs modernes ; il en faut dire autant de quelques anciens édits de nos rois. Le premier document important que nous trouvons sur la matière est l’ordonnance de 1673, dont les principales dispositions, modifiées par les nécessités commerciales actuelles, ont été reproduites dans notre Code.

Le livre ni du Code de commerce, qui comprend les faillites et les banqueroutes, avait été l’objet de profondes discussions en 1807 ; mais une expérience de trente ans a fait apercevoir dans ce texte des lacunes, des imperfections, des vices auxquels on a cherché à porter remède dans un projet de loi sur la matière, présenté aux chambres le 1er décembre

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