DÉLIBÉRATION DU CONSEIL MUNICIPAL DE PARIS
Portant déplacement des chantiers de bois à brûler
de l'île Louyiers.
Extrait de la délibération du conseil mtf nietpa/ de Paris ,
séance du 23 mars 1838.
Lb GOnSBIL,
Considérant que le comblement du bras du Mail a été vivement demandé à diverses reprises dans l'intérêt de la salubrité par les habitants des quartiers voisins ;
Considérant que, par l'exécution du projet dont il s'agit, la ligne des quais de Paris , depuis le quai Saint-Paul jusqu'à l'embouchure du canal Saint- Martin , se trouverait terminée sur le bras principal de la Seine, conformément aux vœux précédenmient exprimés par Fadiliinistration' générale des ponts-et-chaussées ;
Considérant, à l'égard de la suppression des chantiers de File Louviers , et de la vente de cette propriété de la ville , qu'iï est reconnu que la conservation de l'espèce de marché formé par la réunion de plusieurs marchands de bois sur unméme point, est aujourd'hui sans aucun intérêt, soit pour le commerce et l'approvisionnement de Paris, soit pour les consommateurs; qu'au moyen de la construction d'un quai et d'un bas-port dans la localité la plus fovorablement située pour les arrivages de la haute et de la basse Seine , on rendra un service important au commence, qui pourra d'ailleurs employer très avantageusement les terrains , qui seront mis en vente, à établir des magasins, des hangars , des ateliers et des dépôts de marchandises de toutes espèces, etc., etc. ;
DÉUBÈRE :
L'ayant-projei poui^ le comblemeni du bns de la Seine i dit le bras du Mail, et rétablissement d'un quai avec bas-port , depuis le quai et port Saint^Paul, jusqu'à l'emboucbufe du canal Saint-Martin, en passant sut la partie de l'tle Louviers qui borde le bras principal de la Seine, est adopté en principe, etc.
M. te préfet est invité à faire donner congé dès à présent , et pour le l*"' avril 1839, aux locataires de TUe Louviers.
Nota. En rapportant cette délibération, quoique étrangère au commerce des bois carrés, notre intention a été de compléter l'historique de rile LouTÎers.
Après avoir été pendant piuê de treiê êiètUê (de 1415 à 1735) tpécialement a/feclée au débarquemenl H à la venU dt$ boit carrée, cetie île fut concédée , en 1735 , par une ordonnance du bureau de la ville , au commerce des bois neufs à brûler, qui en a jovi paisiblement jusqu'à ce jour (cent ans).
Enfin en 1838, dans un intérêt général de salubrité et d*embellissèment de la capitale , la suppression de Tlle Louviers et de ses chantiers a été décidée par le Conseil municipal de Paris.
Vo^ez la délibération du 29 juin 1838.