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DES RELIGIEUX

La vie religieuse s'est beaucoup développée dans l'Église. Jadis les femmes chrétiennes s'enfermaient dans le cloître pour vaquer aux exercices de la prière, de la contemplation et de la pénitence. Leur vie était réglée par les Décrétales et le concile de Trente. Mais, depuis plu/ d'un siècle, sous l'impulsion de la charité, elles se sont vouées, en dehors du cloître, au service des enfants et des vieillards, des malades et des infirmes, des blessés et des mourants, formant un nombre considérable d'associations religieuses, de noms et de costumes différents. De là des questions et des difficultés touchant l'organisation, la discipline et la hiérarchie des communautés nouvelles, qu'il a fallu trancher. Léon XIII s'en est particulièrement occupé dans sa constitution Conditae a Christo^ du 7 décembre 1900.

Parmi les congrégations d'hommes, des changements se sont produits. Autrefois la législation civile se prêtait à l'observation des règles canoniques; aussi était -il rare de voir un religieux sortir de son couvent avec dispense de vœux. Aujourd'hui, au contraire, il arrive assez souvent que des religieux rentrent dans le clergé séculier. De plus l'observation stricte du vœu de pauvreté est devenue plus difficile. Devant les problèmes nouveaux et les difficultés sans cesse surgissantes, il a fallu des décisions appropriées. Pie X y a pourvu dans une large mesure par son décret Auctis admodnm. du 4 novembre 1912.

C'est, d'après les principes énoncés dans ces deux documents, et à la suite de l'expérience acquise, qu'ont

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