PROCÉDURE POUR LA CANONISATION
fication formelle, c. 2138, § 1; et la preuve de trois miracles après sa béatification équipollente. c. 2138, § 2.
III. Procédure. — 1. Le postaJateur, dès qu'il apprend ■que Dieu a daigné opérer de nouveaux miracles par l'intercession du bienheureux dont il poursuit la canonisation, présente à la S. C. des Rites une supplique^ouTla. reprise de Ja cause. Si elle est favorablement accueillie par le Pape, de nouvelles lettres rémissoriales sont délivrées pour la désignation des juges délégués chargés deprendreles informations qui doivent servir de base aux nouveaux procès apostoliques sur les miracles proposés. Ces procès sont instruits d'après les règles déjà données, c. 2139, § 1.
2. La procédure recommence. Le dossier est envoyé à Rome où il est ouvert et examiné. Si la validité des procès ■est reconnue, la discussion des miracles a lieu, selon les règles prescrites par les ce. 2116-2124 [v. n. 522], dans les trois réunions extraordinaires, antépréparatoire, préparatoire et générale, c. 2139, § 2.
3. Après quoi, dans une réunion nouvelle et générale tenue devant le Pape, les cardinaux et les consulteurs font connaître leur avis motivé sur la question de savoir si on pe ut procéder en t oute séc urité à la canonisation solennelle. Et le Pape, s'il le juge opportun, porte le décret de tuto au moment choisi par lui. c. 2140.
4. Dès que le décret de tuto a été porté, la cause est examinée dans trois consistoires consécutifs : 1^ Dans un consistoire secret.^ où assistent seuls et sont appelés à émettre leur avis tous les cardinaux qui composent le S. C; — 2° dans un consistoire public.^ où assistent tous les cardinaux, les patriarches, les archevêques et les évêques présents à Rome, entourés des prélats officiers et des consulteurs de la S. G. des Rites, du promoteur général de la foi, du postulateur, des avocats consistoriaux, etc., en présence des ambassadeurs des puissances catholiques, •des princes assistant au trône pontifical, de nombreux personnages de distinction et d'une foule de fidèles. Un avocat consistorial y présente un rapport sur les vertus et les miracles des bienheureux. Et le Pape demande aux
assistants d'implorer les lumières et le secours de Dieu; — 3° dans un consistoire semi-public^ composé de tous les cardinaux, des archevêques et évêqaes présents à Rome, auxquels le Pape impose l'obligation de faire connaître par écrit leur vote et les motifs sur lesquels ils s'appuient. C'est après ce dernier consistoire que le Pape indique le jour où sera solennellement célébrée la canonisation.
IV. Le Code n'entre pas dans tous ces détails; il se contente de clore la série des canons en disant que la canonisation solennelle doit se faire selon les rites et les solennités en usage dans la curie romaine, c. 2141.
Au jour fixé, le Pape préside. Après l'obédience, le postulateur s'approche, assisté d'un avocat consistorial qui, au nom du postulateur, supplie le Pape d'inscrire le bienheureux au nombre des saints. Le secrétaire des brefs aux princes répond, au nom du Pape, qu'il faut auparavant implorer le secours de Dieu. On chante alors les Litanies des saints. Une seconde t'ois, l'avocat consistorial renouvelle sa supplique, instanter^^intantius. Même réponse lui est faite : prions, et on chante le Veni Creator. Une troisième fois, l'avocat consistorial insiste, instanter^ instantiiis, instantissime. Le secrétaire des brefs déclare alors que la volonté du Pape est d'exaucer cette demande. Et le Pape prononce cette formule : « Au nom de la sainte et indivisible Trinité : pour l'exaltation de la foi catholique et i'accroif sèment de la religion chrétienne; par l'autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul, et par la nôtre; après en avoir mûrement délibéré et imploré le secours de Dieu; sur l'avis de nos vénérables frères les cardinaux de la sainte Église romaine, les patriarches, les archevêques et les évêques présents à Rome, nous décrétons que le bienheureux N... est saint, et nous l'inscrivons dans le catalogue des saints, statuant que l'Église universelle célébrera pieusement sa mémoire, chaque année, au jour anniversaire de sa naissance à la céleste patrie. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. »