Pouvoir de l'Église d'infliger des peines
1. L'Église a le droit propre, indépendant de toute autorité humaine, d'infliger à ses sujets délinquants des peines tant spirituelles que temporelles, c. 2214, § 1. Ce pouvoir coercitif est la conséquence logique de son pouvoir législatif et j udiciaire. Son but étant le salut des âmes, leur sanctification ici-bas et leur béatitude dans la vie future, elle ne punit que dans la mesure requise pour assurer le salut du délinquant et le bien de la société.
2. De là le rappel des prescriptions du concile du Trente, sess. XIII ^ de réf., c. 1. Évêques et autres Ordinaires doivent se souvenir qu'ils sont pasteurs, non pour frapper les brebis, mais pour les conduire, non pour dominer leurs sujets, mais pour les aimer comme des fils et des frères, les exhorter et les avertir d'éviter le mal afin de ne pas avoir à les punir. Si malgré tout ils viennent à pécher par humaine faiblesse, qu'ils les traitent comme saint Paul avec bonté et patience-, attendu que la bienveillance l'emporte souvent sur la sévérité, l'exhortation sur la menace, la charité sur le pouvoir. Et s'il faut sévir, qu'ils joignent la inansuétude à la rigueur, la miséricorde à la justice, la douceur à la sévérité, pour le maintien de la