IV INTRODUCTION
naître. Ainsi Thistoire de chaque peuple nous offre rarement les leçons de l'expérience sous ce rapport : mais, si une fois chaque constitution était connue dans toutes ses parties ; si toutes les révolutions survenues dans la forme du gouvernement étaient indiquées avec exactitude}, alors il serait facile de démêler dans chaque événement quelle a été l'inlluence des institutions politiques^ et de voir comment les événemens ont réagi sur ces mêmes institutions. Ces réflexions suffisent, sans doute , pour indiquer quelle a été notre intention , en présentant le texte des lois et actes formant la constitution de chaque peuple. Il nous reste à développer le plan que nous avons suivi pour l'exécution.
D'abord, nous n'avons compris dans notre Collection que les institutions des peuples modernes : sans doute les gouvernemens des anciens ont offert souvent d'heureuses applications des principes de la politique. Montesquieu pense que les Anglais ont tiré des Germains l'idée de leur gouvernement politique (i); il dit aussi que la manière dont on rendait la justice à Rome, du temps de la république, est à peu près suivie en Angleterre (2).
Mais les mœurs, les usages et les circonstances ont tellement changé; les inventions nouvelles, le progrès des sciences^ ont apporté dans Fétat social de si grandes modifications, qu'il serait souvent inutile, et quelquefois ridicule , de chercher dans les insti-
[\) Esprit des (ois, liv. xi, chap. 6. (2) Idem , liv. xi, chap. 18.