‹ Comment apprendre le latin à nos filsChapitre 104 sur 219 · Chap. XXXV · texte numérisé non relu

Chap. XXXV

bon principe, même au point de vue moral, même au point de vue patriotique, de s'attacher à très bien faire et ne faire que son métier. A chaque âge suffit sa peine! La vôtre, en ce moment, doit être littéraire. Rappelez-vous donc d'abord l'art du psychologue, tel que nous l'avons vu dans la première classe, soit qu'il s'agît de découvrir les mobiles secrets du chef, soit qu'il s'agît de décrire les manifestations extérieures de l'enthousiasme populaire... Rappelez-vous ensuite le talent du peintre, soit dans l'orionnance de la phrase^ soit dans le choix des mots ramenés i l'image primitive... Et chacun y trouvera son compte, chacun même des hommes futurs que vous contenez en puissance, puisque le meilleur Saint-Cyrien, le plus dévoué onctionnaire, le plus actif négociant sera toujours celui [ui en classe aura fait sa besogne de tout cœur et préparé nodestement dans l'élève consciencieux le bon citoyen. Celle est la leçon de rhétorique que doit vous donner Titejive !

UN DISCOURS DE TITELIVEi

Scipion à ses soldats ~ .

— Le discoui's a tenu longtemps dans nos lycées une lace considérable ; on ne connaissait guère d'autre forme ,e composition latine et française, et toutes les études talent subordonnées à cet exercice. On s'est beaucoup lOqué, depuis, de ce culte pour la forme oratoire, et jamais u presque jamais aujourd'hui, nous ne voyons proposer, ans les classes comme dans les examens, autre chose que es dissertations, des lettres et des commentaires de textes. e discours, déclare-t-on, était à la fois invraisemblable

1. Ce discours n'a pu être expliqué en Troisième, parce que le arrationes seul est autorisé dans cette classe, le Concioncs étant serve à la Première. C'est donc en Première AB, avec mes propres èves, que j'ai dû, bien à regret, traiter seul la seconde partie de itude commencée avec M. Zidler.

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