‹ Comment apprendre le latin à nos filsChapitre 125 sur 219 · Voir p · texte numérisé non relu

Voir p

BEzARD, Latin. I(j

290 LES HUMANITES LATINES

rables 1 Ce n'est ni plus ni moins que la question de la guerre, celle dont les journaux nous entretiennent tous les] jours, qui hante TEurope depuis un an et plus, et qui^ touche de si près même les tout jeunes gens. Certains' pères un peu sévères trouvent que vous devriez attendre l'âge de vingt et un ans pour avoir des idées à ce sujet ou au moins pour les exprimer... La plupart songent, au contraire, que vous avez bien votre mot à dire, discret, maiai sincère, dans ces discussions où votre sort s'agite ; etl pourvu que vous le donniez avec mesure, en termes prudents et modestes, ils aiment à entendre parler la voix émue de la jeunesse. Or cette voix, en France, comme partout ailleurs, est, non pas certes plus belliqueuse, mais plus décidée peut-être, sinon plus hardie que celle de notre génération . La divergence qui semble s'accuser ici, à propos de Virgile, entre vous et nous correspond sans doute à deux états d'âme dont l'un (le nôtre) était plus rapproché du poète latin, dont l'autre (celui des collégiens de quinze ans dans tous les pays d'Europe) s'en éloigne davantage. Et voilà pourquoi J. ose parler, dans ces vers admirables, d'une « douleur énervante », tandis que nou5 , y saluons une tendre et noble humanité.

Vous préparerez les deux passages indiqués, non sans] lire attentivement les cent vers contenus dans l'intervalle 1 Et mercredi prochain...

Nous nous retrouverons, seuls à seuls, chez Barbinl

Page 1