‹ Comment apprendre le latin à nos filsChapitre 136 sur 219 · LA CORRESPONDANCE DE CICERON · texte numérisé non relu

LA CORRESPONDANCE DE CICERON

Un des graves défauts de la méthode traditionnelle (nous avons pu le signaler dès le début de notre étude*) est de ne pas établir un lien assez solide entre les divers exercices de la classe. Leçons, explications, devoirs surtout changent avec les semaines de sujet et de style. Le vieux cahier de textes, le seul document écrit d'après lequel on puisse suivre la marche d'une classe, est le symbole de ce système plusieurs fois séculaire et toujours en honneur. Feuilletez-le... Vous trouvez le 20 octobre un texte de Cicéron, le 27 un texte d'Ovide, le /, novembre un texte de Tacite, plus loin des versions de TibuUe ou de Juvénal, pêle-mêle avec des morceaux de Tite-Live ou de Sénèque, bref, un véritable kaléidoscope. Chaque semaine, l'élève se trouve en présence d'une nouvelle pensée, d'une expression, souvent même d'une syntaxe différente, sans avoir acquis auparavant l'habitude de l'auteur; chaque semaine, il doit traduire vingt lignes, prises au hasard dans un livre qu'il n'a jamais ouvert. Excellent dans un examen, 011 l'on veut s'assurer que le candidat connaît peu pi'ès toutes les variétés du latin, ce procédé est dét table dans une classe, où trois mois de lecture patiente prolongée arrivent à peine à donner la connaissance d'un seul de ces écrivains. Frappés de cette dispersion, la plupart des" maîtres essaient d'y remédier de leur mieux ; on a publié plus d'un recueil de textes disposés dans Tordr^

Page 1