‹ Comment apprendre le latin à nos filsChapitre 137 sur 219 · Voii" p. 32, 81, 128, i43, 161, 178, 195, , I · texte numérisé non relu

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l'étude d'un auteur 3i5

chronologique; M. Arnaud, professeur au lycée de Marseille, a groupé les siens de manière à faire connaître les divers aspects de la vie antique (vie publique et vie privée) ; l'auteur du « Recueil de versions réunies par un professeur de Faculté » a simplement rapproché les uns des autres les textes d'un même auteur, et certaines parties du livre sont assez intéressantes : on se fait déjà une idée des œuvres morales de Cicéron et de Sénèque, d'après les douze ou quinze versions bien choisies qu'il nous propose. Combien de professeurs enfin imaginent tous les jours d'ingénieuses combinaisons pour classer tous ces fragments, soit dans un ordre historique, soit dans un ordre logique... Vains efforts 1 On ne fait pas un livre avec des pages; on ne forme pas un ensemble avec des centaines de morceaux dépareillés. C'est le principe même du cahier de textes, c'est la routine qu'il représente, que nous devons résolument combattre, au nom du principe contraire.

Ce principe, nos lecteurs le connaissent. Il nous a guidés dès le premier jour; il nous a permis de bousculer déjà plus d'un préjugé : « L'explication des textes doit être le principal exercice de la classe... » A elle doivent être rattachés les exercices écrits comme les exercices oraux, les exercices de contrôle comme les exercices d'acquisition. Nous ne devons, pendant deux ou trois mois, songer qu'à une idée, qu'à un écrivain, et tout subordonner à cette lecture unique. C'est dans cet esprit que, du i*"" novembre 1912 au milieu de janvier 191 3, nous n'avons pas récité une leçon, expliqué un texte ou écrit une version qui n'eût pour objet l'auteur choisi une fois pour toutes : les Lettres de .Cicéron *.

I. Contre la superstition des « devoirs » et l'utilité des grandes lectures faites avec suite, nous ne saurions citer rien de mieux que la dernière allocution de M. A. Croiset aux étudiants de l'Université de Paris :

« ... Les exercices écrits apportent la preuve d'un certain savoir, mais ils ne donnent pas ce savoir, et, pour m'en tenir au thème grec, il sera toujours facile de faire la différence entre l'étudiant qui a puisé le plus clair de ses connaissances dans son dictionnaire au moment de prendre la plume, et celui qui s'est servi de son dictionnaira

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