Ad familiares, XYI
Térence jusqu'à Courteline, en passant par Molière, Le Sage et Marivaux, un personnage de comédie, c'est bien le fils de famille paresseux et dépensier, qui ne songe qu'à se procurer de l'argent pour ses plaisirs, et déploie dans ses demandes des trésors d'ingéniosité, d'intelligence, d'amabilité câline ou polissonne. Tel nous apparaît le fils de Gicéron, écrivant à Tiron, le vieil affranchi, l'homme de confiance de son illustre père, pour des motifs de lui connus, et qui se laissent deviner.
Cicero Tironi suo dalcissimo salutem !
Dulcissimo! Son bien-aimé Tiron!
G. — Quel comédien I
— Le mot est dur, sans être absolument juste. Évidemment, ce que nous savons du jeune Marcus autorise toutes les sévérités...
K. — C'était un ivrogne.
M. — Il avait été envoyé à Athènes pour travailler, et il ne pensait qu'à s'amuser.
— C'est vrai! On le rencontrait plus souvent au d'Harcourt qu'à l'École de Droit.