L. — Il vidait « deux congés » d'un coup
— C'est encore vrai! Cela ne veut pas dire pourtant qu'il n'eût aucun bon sentiment. Il semble que ce fils de famille ait été surtout un enfant gâté, sans grande énergie, sans caractère, bref un « enfant » tout court; mais c'était un èon enfant, généreux, sans méchanceté... Rappelez-vous, d'autre part, ce qu'était Tiron dans la maison de son père...
N. — Il était le serviteur le plus dévoué de Cicéron. A. — Cicéron se préoccupait sans cesse de sa santé. K. — Les amis de Cicéron le ménageaient, le flattaient..
— Et l'estimaient véritablement; car il paraît, en réalité avoir été un excellent homme, aussi serviable qu'instrui Pourquoi voulez-vous, G., que Marcus se conduise vis-àvis de lui en pur comédien? Il lui est certainement très attaché depuis l'enfance, comme à un père nourincier plein d'indulgence.
G. — Mais il compte bien tirer de lui quelque chose. Tiron tenait les cordons de la bourse. Il va lui parler de ,i
a petite pension, de ses faibles moyens... suis angustiis '^ \ — Quel est l'enfant qui, tout en étant sincère, ne joue m peu la comédie? L'enfant gâté surtout. J'avoue qu'il y dans le début comme dans la suscription trop de superitifs. Tiron est dulcissimus, Cicéron le père est liumanisimus et carissinuis pater, la lettre de Tivon arrive j'uciindisi/na ; on sent que le jeune homme ne prodigue pas pour ien tous ces issirnes, qu'il a une idée de derrière le tête...
I semble bien, pourtant, qu'il soit, comme il le dit, dans ne bonne période...
Plusieurs, — Courte période!
— Courte, mais bonne tout de même! une période de igesse et de résolution. Il le dit, non sans grâce; le fils
II grand orateur avait été à bonne école; il n'écrit pas al, ce jeune homme ! Tâchons d'apprécier son style.