‹ Comment apprendre le latin à nos filsChapitre 162 sur 219 · Manque de réflexion sur des mots composés ou dérivés · texte numérisé non relu

Manque de réflexion sur des mots composés ou dérivés

Première version : reliciebatur (6), disturbata (2), perspicere(2), inspectante (i).

Seconde version : colligere (2), destrictus (3), propensus (6).

Inscription au tableau du terme simple et du suffixe. facio — re, de nouveau — turbare — dis, idée de séparation — etc.

et pour terminer, l'exemple de Lhomond honteusement ignoré : pj'opensus ad lenitatem.

3. Ignorance de mots qui ont donné leur forme et leur sens à ceux du XVIP siècle ou (chose beaucoup plus rare) aux termes français actuels.

Contemnere (5), conjungere (2), offendere (7), prsescribere (2), diligamur (3), committere ut (4) m'ont amené à écrire au tableau :

Contempteur (Racine), conjoints, offense, prescrire, dilection (Bossuet), se commettre = se risquer.

Naturellement, les élèves savent que ce procédé est un peu dangereux, presque exceptionnel^; il n'en est pas moins légitime et utile dans beaucoup de cas... Une fois qu'ils sont bien avertis, on peut ainsi s'appuyer sur la féconde analogie. M. Zidler en a tiré le plus heureux parti dans son étude sur le vocabulaire latin ^; il montre que le sens primitif du mot a survécu plus souvent qu'on ne le croit dans nos termes actuels. Ce n'est pas une analogie seulement, mais une filiation véritable que nous constatons, par exemple, dans les synonymes d'orgueil, avec le superbe (super), qui se croit ou se met au-dessus des autres, le présomptueux, qui présume trop (praesumit), le i>ain ou le vaniteux, qui est vide (vanum), sottement enflé comme la grenouille de la fable, le fier (ferum) qui, sauvage, indépendant, ne se commet pas avec ses semblables, V impérieux, qui veut commander (imperium), V outrecuidant (ultra-cogitantem), qui pense plus de bien ;

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