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lOO L ENSEIGNEMENT MOYEN
« cahier d'expressions », sous la forme où le recommandaient les professeurs de rhétorique vers 1840. Ce cahier avait deux défauts : d'abord, il était un modèle de désordre, les expressions s'y trouvant notées au jour le jour, sans aucun souci de rapprocher les tournures ou les termes analogues ; de plus, il avait pour but uniquement de fournir, en vue des discours et des dissertations, des expressions latines dont nul ne se souciait de retenir en même temps l'équivalent français. Or, s'il est une chose à laquelle nous tenions, c'est, après l'ordre méthodique, la comparaison continuelle entre les deux langues et la recherche des expressions équivalentes.
Ce travail est si important que nous devons faire infraction ici (et ailleurs dans des cas semblables) à la règle que nous nous sommes imposée, de ne pas recommander un livre aux dépens des autres. Le lecteur fera bien de s'inspirer dans cet ordre d'idées d'une petite brochure très originale publiée par MM. Crouzet et Berthet sous ce titre : Méthodes solidaires de Version latine et de Thème latin^.
On trouvera aussi dans la grammaire de Riemann et Gœlzer - et dans celle de Brelet^ des listes analogues, fort bien traduites. Il n'est pas enfin jusqu'au bon Lhomond qui n'ait assez bien indiqué, dès 1779, cette partie de la grammaire. Il énumère et traduit un certain nombre d'expressions intéressantes dans sa 3® partie, celle qu'il appelle la « Méthode » en la distinguant de la seconde, qualifiée de « Syntaxe » proprement dite.
Les règles qui guident dans l'étude du latin, déclare-t-il, sont de deux espèces. Les premières conviennent à cette langue considérée en elle-même et sans aucun rapport à