‹ Comment apprendre le latin à nos filsChapitre 47 sur 219 · Gallicismes, p. /i · texte numérisé non relu

Gallicismes, p. /i

LES INSTRUMENTS DE TRAVAIL lOÏ

toute autre langue; telles sont celles que Cicéron eût données à son fils. Il ne lui aurait parlé que de la phrase latine, et nullement des locutions françaises, qui n'existaient pas alors. Cette première espèce de règles est l'objet de ce qu'on appelle Syntaxe latine, qui doit contenir les règles de la langue latine, abstraction faite de toute autre langue. — Mais il y a des règles d'une autre espèce à apprendre. Elles sont fondées sur la différence que l'on remarque entre le latin et une autre langue à laquelle on le compare, le finançais par exemple... Ces dernières règles sont la matière de ce qu'on appelle Méthode latine, qui ne doit être qu'unrecueil des principales différences qui se trouvent entre ces deux langues. — Il suit de là que la Syntaxe latiue doit être la même en tous pays, au lieu que la Méthode latine est différente en différents pays, où l'on parle un idiome particulier, La Méthode latine, en France, doit contenir les différences que l'on remarque entre le français et le latin; en Allemagne, la Méthode latine indiquerait celles qui se trouvent entre le latin et l'allemand, etc. *

Nous avons vu, p. 97, cet etc. expliqué pour l'anglais par M. Veslot, dans des termes qui rappellent étrangement ceux du vieux granoimairien. La simplicité du bon Lhomond ne l'empêchait pas en effet de voir les choses avec autant de profondeur que d'exactitude; et il est impossible de mieux définir ce que nous appelons la recherche des équivalents. Là se trouve, avec le classement des familles de mots par l'étymologie, l'intérêt du cahier de vocabulaire ; il est l'instrument de choix qui facilitera cette comparaison féconde entre le génie des deux langues avec laquelle commence, dès la lecture du De Viris, l'éducation littéraire.

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