III. — Il ne faut pas croire, d'ailleurs, que le système
II cahier exclue radicalement celui du tableau.
Un de nos collègues, M. Veslot, qui use pour l'anglais un cahier assez semblable à celui de M. Géant, m'en fit observation. Il m'offrit même de me mettre en rapport /ec un de ses amis, M. Oudin, professeur libre à Paris,
io8 l'enseignement moyen
qui se servait à la fois du tableau et du cahier, et qui voulut bien me communiquer Tun et Fautre. Nous approchions d( la solution.
Le tableau de M. Oudin, très original d'aspect, portait sij la syntaxe entière. Il avait la forme d'un large rouleau e papier d'architecte, sur lequel on apercevait d'abord plus ( blancs que de noirs. Destiné à donner une idée d'ensemb de la syntaxe, il présentait au regard un certain nombre ( gros titi'es en couleurs et de masses en lignes plus fines l'encre noire. Ses dimensions nous empêchent de le reprj duire; nous ne pouvons que rappeler les deux princip( sur lesquels l'ingénieux professeur avait fondé sa méthocH graphique.
Deux idées, à première vue, ressortaient avec évidence de la disposition matérielle des titres :
1° (Dans le sens Jiorizontal) la division de la syntaxe et deux moitiés, et la symétrie presque parfaite établie entr^ la partie gauche et la partie droite du tableau. La propÊ sition, à elle seule, constitue déjà une phrase, et la phra^ n'apparaît ensuite que comme la proposition développéai Les propositions jouent, à droite, dans la phrase, le mêmf rôle que jouent à gauche, dans la proposition, les simples! compléments. Aussi peut-on suivre sur la même ligne le compléments et les subordonnées qui correspondent à | même idée et que les grammaires désignent presque to^ jours du même nom. j
2° (Dans le sens vertical) la distinction entre V indicatif \ le subjonctif, le premier exprimant le fait pur et simple i ne servant qu'à en constater l'existence, le second destifl à rendre les autres nuances de la pensée. Cette thèse a él très bien exposée par M. Gaffiot ', qui ne paraît pas éloigo de réduire à cette distinction la syntaxe tout entièi'e; ei M. Lafargue-, duquel s'est inspiré 1\L Oudin, y insiste beaucoup dans sa récente grammaire. Ce n'est pas, bieni entendu, que ces messieurs l'aient inventée, ni mêm«
I. Gaffiot, Pour le vrai latin (Leroux), a. Lafargue, Grammaire latine (Hatier).
nalée les premiers; aucune recherche scientifique, fûtsur le terrain le plus modeste, n'est le monopole d'un orne, et la science, là comme partout, est une œuvre lective. Il est certain, pourtant, qu'ils ont insisté un 1 plus que leurs prédécesseurs sur ce principe d'unité ju'ils nous aident à simplifier dans une large mesure le 1 de notre cahier de syntaxe.
)n trouvera ce plan dans le tableau ci-après, où j'ai dense, avec leur autorisation, le résultat des recherches VI. Géant et de M. Oudin, en partant de celui que j'avais -même obtenu. Le lecteur se rendra compte d'un coup il que toute la syntaxe y est contenue. [ ne nous restait plus, dès lors, parvenus à ce point de re travail, qu'à livrer au lecteur ce plan sommaire et viler à établir lui-même les pages paires du cahier de taxe, en y portant des exemples empruntés à la gramre de son choix... Mais un scrupule nous est venu. Ces es paires, destinées exclusivement aux paradigme^, /ent être d'une clarté parfaite ; cet ordre lumineux, cette îosition des titres et des exemples « capable de sauter yeux )) peuvent bien être obtenus par un père de famille, un professeur, par un excellent élève de Seconde ou Première; bien rarement on obtiendra cette habileté phique d'un élève moyen de Cinquième ou de Quatrième, le, la typographie nous donne le moyen de tracer les res solides de l'enseignement grammatical. Nous avons înu de M. Vuibert qu'il voulût bien établir, à un prix si bas que possible, un cahier modèle, solidement carié, où les pages paires, imprimées, se distinguassent ement des pages impaires destinées aux notes manutes. Ce cahier verra le jour peu de temps après le présent rage, dont il sera, je l'espère, un utile complément*. Il ira chaque père de famille à continuer notre travail, à ire sien, à son tour, à s'y appliquer dans le même esprit, is avons voulu être pour l'élève, suivant le mot connu de
R. GÉANT, Méthode auxiliaire de syntaxe latine (Vuibert).
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