‹ Compléments d'algèbre et notions de géométrie analytique à l'usage desChapitre 17 sur 146 · Corollaire I. — Dérivée Ittirarichml^ve d'un produit · texte numérisé non relu

Corollaire I. — Dérivée Ittirarichml^ve d'un produit

On appelle dérivée logarithmique d*une fonction y, le quotient de la

v' dérivée par la fonction elle-même, c'est-à-dire — •

Si on divise la dérivée précédente y' par le pix)duit u{Ui.,m^u^^^^ on a régalité

Ce qui donne Ténoncé suivant :

La dérivée logarithmique du produit de plusieurs fonctions est égale à la somme des dérivées logarithmiques de chacune d'elles^

48. Corollaire II. — Si Tun des facteurs est constant, sa dérivée étant nulle (n"» 4#), il suffit de multiplier cette constante par la dérivée de Tautre facteur. Ainsi »

y = au donne y' = au'.

4m. ExEUPLB I. — Soit le produit

En appliquant la régie énoncée, on a

y' = (2;r-hl)(2a: — l)-+-2^(2x-^l)-+-2.r(2x-M)

ou

56 COMPLÉMl&NTS D'ALGÈBRE.

OU, en prenant la dérivée logarithmique,

so. Exemple IL — Soily = (A' — a){x — h){x — c).,,{x — /). En prenant la dérivée logarithmique, on a, quel que soit le nombre fmi des facteurs binômes,

îi' i 1 1 \

Si, Bérivée d*«ii monOme entier et rationnel |pnr rmppmrt

A .r. — Théorème UI. — La dérivée d'un monôme entier et rationnel s'obtient en multipliant ce monôme par Vexposant de x, puis diminuant cet exposant d'une unité.

Soit en effet

Texposant m est par hypothèse entier et positif, x" est le produit de m facteurs égaux a x; donc, d*après la règle sur la dérivée d*un produit, la dérivée du facteur a étant nulle et celle de x égale à i, le résultat est la somme de m produits égaux à oo:*"', donc

st. Dérivée d'an polynôme entier en x. — Soit le polynôme

Ce polynôme est la somme algébrique des différents monômes qui le composent, donc sa dérivée s*obtient en prenant la somme algébrique des dérivées de tous les termes :

y' = mA<^-»H-(m — i)Aia:»*-«-4-(m — 2)A^~-«+...-hA„,.

La dérivée d'un polynôme entier du degré m est donc un autre polynôme entier du degré m — i, qu'on saura écrire immédiatement.

Exemple. — Soit

î/ = 3.r* — 5or* -+- 5x" — 40- -h 1 , la dérivée

99. Bérlvée d'un «irotleat. — ThéORÈMB IV. — Si deux fonctiom ont chacune une dérivée j leur quotient a aussi une dérivée^ pourvu que le diviseur ne s'annule pas dans l*intet*vcdle oà l'on fait varier x. Et cette dérivée s'obtient d'après la règle suivante :

On multiplie la dérivée du dividende par le diviseur^ on retranche de ce produit celui du dividende par la dérivée du diviseur^ et on divise cette différence par le carré du diviseur.

En effet, soit

Les fonctions u ei v étant continues quand x varie dans un certain intervalle, leur quotient y est aussi une fonction continue, pourvu qu'aucune des valeurs de x n'annule le diviseur v. Supposons cette condition remplie et donnons à a: un accroissement ^x; les fonctions u, V, y prennent les accroissements Au, Av, \y^ et Ton a

roi , . M-hAtt

Donc, en retranchant l'égalité [1] de l'égalité [2],

r-, . K-hA« u v\u — u\v

^ ^ ^ v-i-lv V (î;-f-At;)i;

Divisons \y par âkx, en divisant le numérateur par Aj: :

Au Av

fil ^y^^x__^x^

'• ' àx {v-^lv)v

Quand on fait tendre Ax vers zéro, Au, Av, \y tendent vers zéro,

et les rapports — • — ont pour limites les dérivées u' et v' ; donc

le numérateur a pour limite vu' — uv', le facteur v-i-lv a 'pour limite », le dénominateur tend donc vers v' qui^ par hypothèse, n'est pas nul; donc le quotient a une limite, et par suite on a

Ce qui est conforme à la règle énoncée.

M. Cmm où le dividende e«t eonstant. — Si le dividende est constant, sa dérivée étant nulle, la formule se simplifie :

a pour dérivée

- av

Sft. Dérivée d*ime Araetlon rationnelle. — Une fraction rationnelle a pour termes des polynômes entiers et rationnels par rapport à x; sa dérivée s*obtient donc par la règle qui donne la dérivée d un quotient, en supposant toujours que le dénominateur ne s*annule pas.

Soit en général

on en déduit

avec la condition ç (x) ^^ 0.

«•• Fraetlon niilonneile dn i^ de^ré

ax-hb

Soit y '— -7 — — T>

sa dérivée est

et supposons jf =?é: ;

,__ a{a'x-\-b*)—a'(cLC'\-b) __ aV — ba!

Exemples.

a pour dérivée

!• La fraction

(Ix—Xy

en supposant x zj^ ^«

2« La fraction y =

a pour dérivée }f :

en supposant .r:^^

S^" La fraction

X étant i^éO

a pour dérivée

de la forme

tloBMlle ém %^ degré.

— C'est une fraction

la dérivée sera

(2ax-h*)(.

fl'x* -4- b'x -\-c!)— (2a'x -h

V) (ax*-4-i^-4-c)

(o'x>4-6'x-hc')*

et en réduisant le numérateur

, (aV — ba!)x^^+•^ac' — ca!)x-^(hc' — cV) ^ "^ (a'x«-+-6'x-|-c')«

On suppose que x n*est égal à aucune des racines du dénominateur.

Exemples. — i« Soit y = —^-——— la dérivée est

, (&r — T)) (r^r» — X4-2) ~ (6x— i) (.ix« — 5x — 1) ^ "~ (5x« — x-h2)«

Comme le dénominateur ox' — x-h2 ne s*annule pour aucune valeur de x, la fraction est continue et a une dérivée pour toute valeur finie de x.

on a

Le dénominateur s'annulant pour x' = ^ et x" = 3, la fraction est

continue et a une dérivée pour toute valeur de x autre que s et 3.

' S8. Dérivée de la foneiion v^. — Cette fonction est continue pour toute valeur pontive de x. Donnons en effet à x deux valeurs positives x eix-\-h.

On a y = ^x et y + ^* = v/^-hA

donc k = ^X'hh — \/x

Multiplions et divisons par yjx+h -h s/x

, {\Jx-^h — y/x){\Jx-\'h'\-\fx) h

s/x-^h-^-yJx \JirÇh + \lx

Quand. A tend vers zéro, le dénominateur a pour limite 2\/î, le numérateur tend vers zéro, donc k tend vers zéro et Ton a

V = lim T = nm —

^ yjx-^h + \jx 2y/x

s». 9éwiirée de Im foneUoB s/xl — Cette fonction est continue pour toute valeur de x fmie et non nulle.

On a de la même manière

k = y/x-hh — \/x

Or, si on pose s/x-i-h = a \/x = h

a^ — b" on sait que <^-^ = a^^ab^b-

donc k = ,, ' = — ,. . ^ — r^-

\J{x + hf + \J{x + h)x-^\/I^

donc

g II. — FONCTIONS TRIGONOMÉTRIQUES

•O. dérivée de la fonction «In X. — RÈGLE. — La dérivée du sinu9 d'un arc est égale au cosinus de cet arc.

Nous savons que cette fonction est continue pour toute valeur de x (n^ ss) et que, en donnant à a; un accroissement A» il en résulte pour le sinus un accroissement

On a donc

* = sin (x -f- A) — sin j? = 2 sin 3 <50s f x -h 5 j (x-+-^)sin^cos(x^^^'j

2 sin s cos I

que Ton peut écrire ainsi

j. = ^Xcos

Or si h tend vers 0, ^ et sin ^ tendent vers 0, et leur rapport a pour limite ï unité, cos («^H-rt) » PO"** ^m^ie cos^c, donc

k limT = 4xcosa:

ou

y' z= cos X.

•i. Démonstration ipéométrlqve. — Soit le cercle trigonométrique dont le rayon est pris pour unité ; ^

prenons un arc x = AM, donnons à cet arc un accroissement h = arc MM' (nous supposons les deux arcs AM et AM' terminés dans le premier quadrant), A'|-

sinar = PM sin (^ -h A) = P'M'

traçons Ml parallèle à AA', Taccroissement du sinus est donc

Jk = P'M' — PM = IM', traçons la sécante MM' qui rencontre le diamètre A'A au point S.

42 CUMPLÉUENTS D'ALGÈBRE.

On a par conséquent

k W IM' . corde MM'

A ~ arc MM' "corde MM' ^ arc MM' '

Or les triangles semblables IM'M et PMS donnent la proportion

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