I!I. — FONCTION DE FONCTION
91. DéflBitloB. — On appelle fonction de fonction une fonction y qui dépend d'une quantité variable t£, laquelle à son tour est fonction de la variable indépendante x.
Ainsi, soit
. fx (l\
w=:sin ( — ; — )• ^ \x-haj
Si Ton pose
X — a u = on a y = sinu;
y est donc le sinus d*un arc u qui est une fonction de x. De même si Ton a
c'est-à-dire si y dépend d'une variable i/, qui elle-même dépend d'une autre variable v, celle-ci dépendant de x, on dit encore que y est une fonction de fonction.
Par exemple
2' = '*«^'"(^) peut se décomposer ainsi :
w = logu, M = sinr, wrr^ $
y dépend de x par l'intermédiaire des fonctions u et v.
7t. Dérivée d'une ffoncilon de ffoncClon. — ThkorèHE. — Si \\ fonction continue de u, admet une dérivée par rapportki u et si u admet une dérivée par rapport à x, la dérivée de y par rapport à x est égale à la dérivée de y prise par rapport à u, imdtipliée par celle de u prise par rapport à x.
En elTot, y étant par hypothèse une fonction continue de «, et u une fonction continue de x, quand on donne -àxuTï accroissement At/, il en résulte pour u et y des accroissements Ai/, ^y qui tendent vers
zéro en même temps que Àx. On a entre ces accroissements Tidenlit<5
Sx lu ^
At/ Quand Sx tend vers zéro, le rapport -^ tend par liypothèse vers
une limite qui est la dérivée de y par rapport à u; nous la désignerons par y\.
\u Le rapport — tend vers une limite qui est la dérivée de u par
rapport à x, soit tCx» Donc le produit de ces rapports a une limite égale au produit de y'^ par u'x* Cette limite est la dérivée y'x^ Donc
Le même raisonnement s'applique s*il y a plusieurs fonctions intermédiaires, pourvu que chacune soit continue et ait une dérivée par rapport à la variable dont elle dépend.
Si Ton a
de l'identité on déduira
A?/ At/ Au Av Ax Au Av Ix
?A = î/mXw'*XvV
1rs. AppUcAtlôB». — Dérivée de 7i"*. — 1^ Si m est entier et positif,
est un produit de m facteurs égaux à u ; on a donc, d*après le théorème sur la dérivée d un produit,
y^ =zmu*~hi'.
Ce résultat se déduit aussi du théorème des fonctions de fonctions, car on prend la dérivéjB de y par rapport à m, qui est thm*"*, et on la multiplie par la dérivée de u par rapport à x, c'est-à-dire par u'.
LAirSAT. — COMPL. d'aLO. 4
S** Supposons m fractionnaire et positif, soit m =-» y=uh On a
vu (Éléments (TAlgèh^e, n<» tmé) que la notation fif signifie ^l?y expression qui est imaginaire si u est négatif, p étant impair et 7 étant pair, mais est réelle dans tout autre cas; nous supposerons les conditions de réalité remplies.
De ii = yju^ on déduit y''=zu^.
Prenons alors les dérivées des deux fonctions y* et u* par rapport à X. On a, d'après le cas précédent,
Donc Or, d'après les règles du calcul des exposants.
donc
ou
, pu^~^ ,
=lxl^''"''''\xu',^tur\',
et, puisque - vaut m, on a bien encore, comme dans le cas précé-
dent.
îy'jP = mU"*""*.M'.
S"" Supposons m négatif.
Soit m = — n • y = u'~*.
On îa\i(ÉlénienU d'Algèbre, n<» !!•) que la notation vr* signifie -^; donc, d'après la règle de la dérivée d'un quotient,
y'= r= — =--nu • *Xm'
et comme — n =: m, on a encore
La règle est donc générale : Si la fonction y = u™ a une dérivécy celle-ci s obtient j quelque soit l'exposant m, en multipliant la fonction par son exposant^ puis diminuant celui-ci d'une unité, et multipliant le résultat par la dénvée de la fonction u par rapport à x.
94. Dérivée de y^u. — Théorèhe. — La dérivée de la racine carrée d'une fonction u est égale à la dérivée u' de la fonction soumise au radical i divisée par le double de cette racine carrée.
C*est une conséquence et un cas particulier du théorème précé-
dent. Car y/u peut s'écrire u .
Donc de
on tire
ou
7«. Dérivée de V^. — Si }j=:\fu=^U,
on a de même '
96. Dérivée de 0/. — En général, si î/=:v/w = w™, on en déduit
ou
mh,7«i
»». Exemples. — I. Soit
fx'^ — W
En posant u = ^ . » on a y^ m*.
Par suite
du en réduisant
«int
n. Soit
y z= sin* X. En posant w = sin ;r, y = i/'.
donc
y' = 2 sin a: cos .r = sin 2.r, ni. Soit
-sin a:
sin.r Posons
1 4- sin .r „ —
La dérivée sera
, i cos X {i — sin .r) -f- cos x (1 -h sin x)
^~20ï^ (l~sin:r)'
ou
, ^ A /^ — sj" -^ 2 COS 3? / (1 — sin.r)cos*x
* ""ây l-+-sinj:'^(l— sina;)«"~V (*-Hsinjr){i— sin.r)*
et en remplaçant cos*a: par 1 — sin^j:-, ou (1 — sina:)(l -hsinar).
, / ( 1 — sin xy (i •+- sin x) i
y V {i H- sin X) (1 — sin ,r)* i — sin x' IV. Soit
y = \i tang* x = (tang x) '.
On en tire
et comme — -- = 1 -4- tang* .r
cos* X ^
«> .>V^tang,r
DÉRIVÉES. r>3
98. Dérivées de «In K, cos tt, Uib« U, eot f/. — D*après le théorème sur la dérivée d'une fonction de fonction, on a :
Pour y = sîn u \f = cos m X m'»
Pour y = cos u j/' = — sin m X a',
Pour w = tang u y' = — — x u\
^ ^ ^ cos'u
Pour M = cot u y' = :-r— X u',
■»•• Exemples. — I. Soit En posant