‹ Compléments d'algèbre et notions de géométrie analytique à l'usage desChapitre 45 sur 146 · PA T · texte numérisé non relu

PA T

Fig. 62.

le facteur a:"-* qui passe du négatif au positif quand x atteint et dépasse la valeur 0, et pour cette valeur de x la fonction présente un minimum; mais pour x=a la courbe a un point d'inflexion (fig. 61).

VARUTION DES FONCTIONS.

4® Enfin, si m et /> sont des nombres pairs, chaque facteur change de signe en passant par zéro et la fonction présente un minimum

pour x = 0, un maximum pourj: =

ma

m-hp pour a: = a (flg. 62).

Dans tous les cas le produit U devient maximum pour

- et un autre minimum

mn-j»

ou

De là ce théorème:

Si la somme de deux facteurs variables x et y est constante et positive, ces facteurs étant affectés d'exposants entiers et positifs, le produit de deux puissances de ces nombres devient maximum quand les facteurs sont proportionnels à leurs exposants.

Cas particulier oit les exposants m et p sont égaax A 1 . —

Dans ce cas le produit

V = x{a — x)=ax — x'

il a pour dérivée

on est ramené à Tétude d*un polynôme du 2® degré qui devient maximum pour x = ^»

c'est-à-dire quand les facteurs x et a — x sont égaux (fig. 63).

155. Étade d*ane fonction trif^onométrlqne. — PROBLÈME. — Un point M est mobile sur une circonférence 0, on trace la tangente en M et de A' on abaisse U

la perpendiculaire A'H sur cette tangente ; étudier comment varie la surface du triangle A'MH quand l'arc AM croU de à i: (fig. 64).

Soit X Tangle AOM, et S Taire du tri- j^^^ j^lj=: ^^

angle A'MH,

S = iA'HxMH;

Fig. 63.

or dans le triangle isocèle A'OM chacun des

Fig. 64.

angles A' et M vaut '^» il en est de même de Tangle MA'H,

donc

A'H = A'M cos| = 2r.cos« | = r(\ -h cos x),

MH = A'M sin ^ = 2r sin ^ cos ^ = r sin x.

S = ç r* sin x{i -4- cos x).

On voit que cette surface devient nulle pour a: = 0, x = iz, a:=2ic..., et que si l'on change ^ en — or, S est changée en — S. On doit donc considérer la surface comme négative quand le point M est sur la demi-circonférence inférieure.

Prenons la dérivée :

S' = ^ [cos a: (1 -+- cos j:) — sin'x] = 3- [cos* x — sin' x 4- cos x] .

S' == ^ [2 cos'x -h cos X — 1].

Or les racines de Téquation

2 cos'x -h cos X — 1=0 sont :

!•» cosj:= i = — i

Par suite,

S' = r* (cos a; -h!) (cosx — ^j ;

le l®"^ facteur s'annule pour:r = :r, mais sans changer de signe; le 2*î facteur s'annule et passe du positif au négatif quand x atteint ^ ; on a donc le tableau suivant :

VARIATION DES FONCTIONS

cosx

cosa;=.i

s croît

S = — ^ maximum

cosar<^

S décroit

COSX::?— 1

^<x<in-l

cos-x<;^

S décroît, devient négative.

cosj:=^

S = ^ mmimum

27t — ^<ir<2ir

S croît

X = 2lt

ces a; =r i , .

S^O et croît

Représentation graphique, -t- Les variations de la fonction sont donc figurées par la courbe , ' .

OHAH'B, qui est tangente en A à Taxe OX, et traverse cette tangente, le maximum PH correspondant à 3 et le minimum égal et de signe contraire, — P'M', correspondant à 2:t — »

ouÇ{fig.65).

Ti-^

V r fl" X

Fig. 65.

iS0. Choix coBvenable de la variable pour qae la méihode •oit applicable.

Les raisonnements qui nous ont permis d*établir (n*** 105, •••) la condition nécessaire et suffisante pour qu'une fonction passe par un maximum ou par un minimum pour x = a, supposent que la variable X puisse croître de a — ft à a, puis ka^hei par conséquent prendre successivement des valeurs un peu inférieures à a et d*autres un peu plus grandes que a. Si le champ de la variable est limité précisétnent

LAUXAV. — COITPL. D ALG.

par la valeur a, la méthode ne s'applique plus et ne peiinet pas de trouver algébriquement certain maximum ou un minimum que la

géométrie indique d'une manière

évidente.

Exemple. — Maxlmam on mlnlminn de la dUtaoce d'un point ^ P A nne cireonfférenee. — La distance PM passe évidemment par un maximum et par un minimum quand le point M vient en A ou en A' sur le diamètre POX (fig. 66).

Or, si Ton prend pour variable x la distance PH du point P à la projection du point M sur PX, on a, en désignant par z la distance PH et par d la distance PO,

3»=:r«4-rf« — 2rfxOH = r»4-rf« — 2d(d — ^)

Fig. 66.

donc

x» = r» — df»H-2da?

et

« = Vr« — rf*H-2rfx

et la dérivée

y/r^^d}'{-'hlx

Cette dérivée ne peut s'annuler ni changer de signe, elle n*indique donc ni maximum ni minimum pour z.

C'est que la variable x est assujettie à ne varier que de PA' à PA et ce sont là précisément les valeurs qui correspondraient au minimum et au maximum.

Mais si on change de variable, prenant par exemple l'angle /\ A'OM =: a, l'expression de z en fonction de a est

qui donne

z = yjd* -+- ?•« — 2(/r cos a dr sin a

yjd^ H- r* — Mr cos a l'angle a peut varier de — oo à -h oc ,

VARUTION DES FONCTIONS. 151

Quand k croit de — * c à et à H- 8> sin a passe du négatif au positif, ainsi que z\ donc z passe par un minimum qui est

et quand a croît de i: — « à tt et à tc -H e, sin a passant au contraire du positif au négatif, % passe par un maximum qui vaut d-^rr.

EXERCICES

1. Étudier les variations des fonctions suivantes, et construire les lignes qui les représentent :

y=-^ y=-- xcota

•^ a ^ sma

y=:xtangfli+ b y = r^^ —X.

2. Étudier les fonctions suivantes, et construire les courbes :

4/1 (.r — fi)(x — b) .r* a

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