Équation de Riccati
dy
dx
-h Xo7» -T- Xi^ -f- X, = o,
les quantités X^, Xi, X2 désignant des fonctions de x seulement.
Si l'on connaît une fonction j^q qui vérifie cette équation, on pourra effectuer l'intégration; il suffira de poser
d'où
dz
^ -+- (Xi -+- 270X0)^ -h Xo>5* = o ;
c'est un cas particulier de l'équation de BernouUi.
On peut considérer l'équation de Riccati comme se rattachant aux équations linéaires du second ordre. Posons
en effet j^ z= -, u ex. v étant deux fonctions de ^; il vient
du dç
v-^ M -7 — h Xo z*' -f- Xi MP -h Xj i'' = o.
Prenons comme seconde relation entre u et ^^
il restera
du ^ ^
dv ^ , Y
or la première donne
__ ^ du Xj dx'
portant dans la seconde, il viendra
d^u , du ^
P et Q étant des fonctions connues de x. Nous arrivons ainsi à une équation linéaire du second ordre : soit
U = CiUi-T- C^Ui
la solution générale 5 nous avons
U ^ U ^ CiUi-^C^Ut
y = — = — A2 — , = — Aj ; •
i' u Cl u\ -+- C2 u^
Il n'entre dans cette expression que la constante arbi-
cati est de la forme
traire c = — ? et l'intégrale générale de l'équation de Ric-
a -hcp
les lettres a, 6, a et j3 désignant des fonctions de x. On sait donc de quelle manière figure la constante arbitraire dans l'intégrale générale de l'équation de Riccati. On peut tirer du résultat précédent cette conséquence , que le rapport anharmonique de quatre solutions quelconques est constant.
Prenons le type suivant, que l'on sait intégrer.
posant j^ = x'^z^ il vient
dz ,
d'où
dz , ,
=— - =x^-^dXj
c—-bz^ '
équation dans laquelle les variables sont séparées ; on a finalement
e ' -G 126. Equation de Jacobi
{ax -f- by -\- c)dy -\- {a' x -+- t'y -+- c') dx
-\-{a''x -{- y y -V- d'){xdy — y dx) = o.
Posons
il viendra
(au -h 6p -+- cw) {wdç — ç dw) -h (a' m -h b'v -H c w) (wdu — u dw)
+ (a"M-i- 6"p-H c" w){u dv — V du) — o.
On satisfera à cette équation en posant
— du dv dw
au-h ôv -^ cw a' u-\- b'v -h c'w a'^u-i- b" ph- c" w
= dt\
d'où les équations différentielles linéaires, à coefficients constants,
-r = — («M -h Oi' -H cw ),
-— =a u-^b V -hc Wj at
—7- = a M -H 6V -h c w ; ^ at
en les traitant par la méthode de d'Alembert, on les ra-
mène à la forme canonique
d^ ^ dy\ d^ y
5|, ^2 et 53 étant les racines de l'équation caractéristique du groupe précédent.
On en déduit
ç = cie*i^, 7) = C2eV, Ç = Cje^s', d'où
or
5 = (au -h ^v-\-fw) = («37-1- Pj^H-'Y)«',
par suite
Eliminant w', on a l'intégrale cherchée
(a' a? -+- p'^ -f- y')*'^**~*'^ (aa? 4- ^^ -h y)*»^*»~*»^ "" k'^*-^» ~" ou
(aa7-H-pj^H-Y)*a~"*»(a'a7H-pyH-Y')*»~*«(«''^-^P'y-^Y'')**~*»= const.
127. On sait que la recherche d^une courbe gauche pour laquelle le rayon de courbure R et le rayon de torsion T sont donnés en fonction de Varc s revient à l'intégration du système
dd ol'
rfa'
OL ol'
di!' a'
ds r'
ds ~~
ds " T'
oii a, a' et a" désignent les cosinus des angles que font açec une droite fixe la tangente, la normale principale
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES. 3l
et la binormale. Effectuer V intégration de ce système
quand
lis i i . s
a et b étant des constantes, avec les conditions initiales suivantes :
a = i, a'=o, a"=o pour 5 = 0.
(Paris, juillet 1887, i"* question.)
Le problème consiste à intégrer le système (Inéquations linéaires simultanées du premier ordre
^ doL , s , M s . . *