‹ Compositions d'analyse, mécanique, et astronomieChapitre 57 sur 108 · Étude de V équation de Kepler · texte numérisé non relu

Étude de V équation de Kepler

f(z) = z — a — a sin-3 = o,

a étant réel et positif y et a une quantité réelle comprise entre o et tt.

Proposons-nous de trouver le nombre des racines de cette équation comprises entre deux parallèles indéfinies à l'axe desj^ menées à des distances niz et (n-f- i)7r de l'origine, n étant un nombre entier positif ou négatif.

La fonction f{z) étant holomorphe, le nombre des racines de l'équation y( 2) = o contenues dans un contour simple C est donné par la formule

or

'f'{z)dz

= log/(^);

donc, le contour étant fermé, l'intégrale est égale au produit de i par la quantité \ dont a varié l'argument Ae f{z) le long du rectangle A A' BB', de hauteur 2 h infinie {fig» 1 1 ), et Ton a

yàkiàbles imaginaires.

ii3

La variation "k de rarguraent de f{z) sur le contour du rectangle est égale à la somme de ses variations sur les quatre côtés.

Fi{j. II.

{Tv+2)n

Sur les côtés AA', B'B, on a

f{z)=x— azj^ ih

( eixà.h

>—ix^Ji \ •

la distance h étant infiniment grande, on peut réduire cette expression à son terme principal

OLl

g/ig/ar ou

ai ,

Sur le côté AA', x croissant de mz à (n -j- i)7r, Targument de f{z) éprouve une variation égale à H-tt; sur le côté B'B, X décroissant de (/i + 1)71 à mz, l'argument de /{z) éprouve encore une variation égale à -4- tt. La somme des variations de l'argument sur les deux côtés opposés A A', B'B est donc +2-71:.

Sur le côté BA, on a

z ^= mz -h «y,

/(^) = m: — a-^i^y- (- i)« ~ (eX- e-r)j ; ViLLiÉ. — Comp. II. 8

Il4 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE VIII.

l'argument de cette expression est donné par la formule

tang6 =

mz — a

Lorsque j varie de H- oo à — oo, l'argument varie de an — oudeH — à et, par conséquent, éprouve

une variation égale à + 7t, ou à — tu, suivant que la quan-

tite c =: ^^ — est positive ou négative.

Sur le côté A'B', comme y varie de — oc à + oo, la variation de l'argument est égale à -j-ii ou à — iz, suivant

que la quantité c= / \j^ \ ^^^ négative ou positive.

Mais, excepté lorsque /i = o, le signe de c' est contraire à celui de c; la somme des variations de l'argument de f{z) sur les deux côtés opposés BA, A'B' est donc -h 2 tu ou — 2TU, suivant que la quantité c est positive ou négative. Dans le premier cas, qui se présente lorsque n est un nombre positif pair ou négatif impair, la variation de l'argument sur le contour du rectangle est ^tz^ d'où l'on conclut que le rectangle comprend deux racines qui sont réelles ou imaginaires conjuguées ; dans le second cas, qui se présente lorsque n est un nombre positif impair ou négatif pair, la variation est nulle, d'où l'on conclut que le rectangle ne contient aucune racine. Lorsque /i = o, les deux quantités c et c' ayant le même signe, les variations sur BA et A'B' sont égales et de signes contraires, de sorte que la variation sur le contour du rectangle est égale à H- 2TU5 on en conclut que ce premier rectangle contient une seule racine, qui est nécessairement réelle, puisque à toute racine répond sa conjuguée.

175. f{z) étant une fonction uniforme n^ ayant que des pôles simples dont les résidus sont des nombres en-

VARrABLES IMAGINAIRES. Il5

tiers, montrer que la fonction u définie par

du ^

est uniforme et n^a que des discontinuités polaires; trouver ses zéros et ses pôles.

(Gaen, novembre 1887, 3® question.)

On a

/ f{z)dz

Soient deux chemins L el \J allant Ae z^kz et comprenant les pôles a, 6, . . ., A" : on aura, en désignant par A, B, . . ., R les résidus correspondants,

Jf — / = 2 TT i L' «A

(A-HB-i-...-hK)= iTz mi^

m étant entier; or e-'^'^'i^i, donc u a la même valeur, quel que soit le chemin parcouru pour aller de ;:;q en :;.

La fonction u ne peut devenir nulle ou infinie que pour les valeurs de z qui rendent l'intégrale infinie, c'est-à-dire aux pôles de /(z). On a, dans le voisinage du pôle simple a,

Z = a étant un point ordinaire pour la fonction cp; on en tire, pour la valeur de u correspondante.

Ç(3)rf3

donc, pour ^ z=: a, u est nul ou infini suivant que le résidu A est positif ou négatif.

Les zéros de la fonction u sont les pôles de f(z) ayant

il6 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE Vlll.

un résidu positif; les infinis de u répondent aux pôles de f{z) dont le résidu est négatif.

176. Démontrer qu^une fonction y de la variable complexe x satisfaisant à V équation différentielle

dy X ç,o\.x

dx ir

est uniforme dans tout le plan. Trouver ses racines et

ses pôles,

(Paris, novembre 1886, 2® question.)

Cette équation n'est qu'un cas particulier de celle du

numéro précédent ; en effet, la fonction f(^x)= ~ a

pour seuls pôles les points x = /itt, n étant un entier quelconque positif ou négatif, non nul; de plus, le résidu correspondant au pôle x = rnz est l'entier n.

On en conclut que la fonction y est uniforme dans tout le plan et qu'elle devient nulle ou infinie pour x = /itt, différent de zéro, suivant que n^o.

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