DE L’ORGANISATION JUDICIAIRE
En matière civile, le bey seul est appelé à juger. Il donne tous les jours audience dans une salle nommée salle de justice , où il reçoit les plaignants au milieu de sa cour.
Ses sentences sont enregistrées par des écrivains, qui doivent toujours être des notaires.
Tous les dimanches, il préside dans son palais la cour religieuse.
Cette cour, que l’on nomme siiaraa , est composée du cadi et de sept à huit muftis, qui doivent juger d après .e Koran, les traditions et les commentaires duKoran.
Les sentences de cette cour sont écrites sui un registre.
En matière commerciale , il existe une cour composée d’un president et de neuf assesseurs pour juger les contestations qui s’élèvent entre commerçants: mais cette cour statue d’après des usages si incertains et si variables, qu’il est impossible de rien préciser.