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de CIK et on les émulsionne avec 60 c.c. de CIK, 3,5 c.c. de phosphate 0,45 M (pH 6,83) et 8 c.c. de glucose 20 p. 100. On laisse incuber dans une fiole d’'Erlenmeyer cette émulsion à 31° sous atmosphère d'oxygène. La fiole est agitée mécaniquement. Le pH du milieu diminue et tombe à 4,5 (durée d’incubation huit heures).
Le liquide privé de bacilles par centrifugation présente Îles caractères suivants
1° Saturé de sulfate d’ammonium, en présence d’ammoniaque et de nitroprussiate, on obtient une coloration violacée intense. Cette coloration a presque complètement disparu si on a chauffé préalablement pendant cinq minutes au bain-marie la liqueur initiale.
2° Le corps donnant la réaction de Legal est extractible à l’éther seulement en milieu acide.
3° La cinétique de la réaction de Legal est exactement la même a celle de l’acide acétylacétique (voir p. 32).
° À 30 c.c. de la liqueur on ajoute 8,3 c.c. SO,H, 10 N/1 et ie extrait sept fois par l’éther. Il est nécessaire, lors de la première extraction, de centrifuger de manière à éliminer sous la forme d’une fine pellicule une substance amorphe insoluble, “empêchant l’eau et l’éther de se séparer facilement après agitation.
L’éther est chassé sous vide. On obtient un résidu acide qui, repris par quelques centimètres cubes d’eau, donne la réaction de Legal et une coloration brune très franche avec le perchlorure dertèr:
Le disüllat de la liqueur donne la réaction à l’iodoforme et avec Ja dinitrophénylhydrazine une dinitrophénylhydrazone qui fond comme celle de l’acétone à 124°.
Ces caractères correspondent bien à ceux de l’acide acétvlacéliqueé.
Conclusion de la première partie.
Nous nous sommes allaché à déceler des intermédiaires de la elycolyse du bacille M. Nous avons d’abord mis en œuvre les arufices utilisés pour saisir des composés phosphorylés, mais en vain el nos résullats nous font mettre en doute ceux obtenus par Werkmann et ses collaborateurs. ‘Dire que la glycolyse dun bacille M n’est pas phosphorylante serait exagéré. Tout porte à croire cependant que celle-ci est intimement liée à l’organisation de la cellule, ‘différente donc de la glycolyse en milieu liquide du suc de macéralion.
Nous avons ensuile vu qu'aux environs de pH 7, le bacille M élail capable de réduire l’acide acétylacétique, cette réduction est différente de celle obtenue par Friedmann er ce qu’on obtient de
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l'acide 8-hydroxybulyrique gauche. Cela nous à amené à caractériser les produits de transformation du glucose liés à cette oxydation. Nous avons pu identifier les acides lactique et acétique et nous avons pu montrer que l'acide acétylacétique lui-même pouvait être formé far le bacille à partir du glucose. Les acides en C, dicarbonique ne se forment qu’à l’état de traces.
Les recherches ne sont pas encore assez avancées pour tenter une séparation des enzymes ou pour être rattachées par des liens solides aux théories existantes. Nous pouvons éependant nous demander si l’acide lactique obtenu se forme suivant les étapes classiques.
Bref, ceci constitue le premier stade de l’étude d’une fermentation. Le deuxième devra être une analyse quantitative des produits du métabolisme. C’est ce qui fera l’objet du chapitre suivant.