NS
L'examen du tableau VIII montre que l’attaque de l’aldéhyde par le réactif de Tollens n’est pas totale et qu'aux très faibles concentrations (2.10 —) celle-ci n’a plus lieu. Quoi qu'il en soit, la quantité d’aldéhyde restant correspond à moins de [ à IT gouttes d'iode N/10, lorsqu'on traite le distillat par l’iode et la potasse. C’est une quantité négligeable qui n’influera pas comme nous allons le voir sur le dosage de l’acétone.
DOSAGE DE L'ACÉTONE EN PRÉSENCE D'ALDÉHYDE. — [L'ammoniaque
réagit sur l’acétone pour donner des produits de condensation . diacétonamine, triacélonamine (93), mais il faut remarquer que cette réaction ne s'effectue que par un chauffage de plusieurs heures à 100°. Nous avons vérifié que, dans les conditions où nous opérons, nous retrouvons intégralement 98 à 99 p. 100 de l’acétone ajoutée. En présence d’aldéhyde, celui-e1 disparaît.
À 100 €.c. contenant de l’aldéhyde et de lacétone, on ajoute du réactif de Tollens, 1 goutte de sulfate de Mn 4 p. 100. On laisse un quart d'heure à la température du laboratoire, on acidule ensuite par de l'acide phosphorique dilué trois fois. On dose l’acétone dans le distillat. (La solution d’acétone servant à ces essais a élé titrée au préalable.)
Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau IX.
Nous voyons done que cette méthode est, assez rapide et donne de bons résultats pour le dosage d’acétone en présence d’aldéhvde et conviendra parfaitement pour le dosage d'acide 6B-hydroxybutyrique, d'autant plus que dans ce cas nous serons encore obligé d'adopter un coefficient expérimental pour le rendement de l’oxydation.
Nous verrons aussi que l’acide G-hydroxybutyrique ne gêne pas dans le dosage de l'acide lactique où l’aldéhyde est titré par le bisulfite. Néanmoins nous citerons ici, pour mémoire, les méthodes qui permettent de doser l’aldéhyde d’une manière spécifique. Ce sont
(93) Her Liebigs Ann., 174, 154 ; 178, 305 ; 483, 276 ; 189, 214 ; 203, 336.