‹ Contribution à l'étude de la fermentation β-hydroxybutyriqueChapitre 26 sur 36 · TABLEAU X · texte numérisé non relu

TABLEAU X

ACIDE ACIDE ACIDE 8-hydroxy- lactique lactique RENDEMENT |MOL. AC. B-HYDROXYBUTYRIQUE rique ajouté | ajouté en | retrouvé en p. 100 en milligr. milligr. , milligr.

MOL. AC. LACTIQUE

DosAGE DE L’ACIDE GB-HYDROXYBUTYRIQUE. — La méthode de Shaffer (106) consiste à oxyder l’acide f-hydroxybutyrique par le bichromate en milieu sulfurique. Il y a formation d’acétone que l’on disulle et que l’on dose. Le rendement dépend des condiions expérimentales, il n’est jamais de 100 p. 100 et 1l faudra en tenir compte dans les calculs. Il importe d'opérer toujours de la même manière. S'il y a de l’acide lactique, celui-ci libère de l’aldéhyde avec un rendement de 20 p. 100 (107). Nous l’éliminerons par le réactif de Tollens (p. 37).

La modification de Van Slyke (108) à la méthode de Shaffer ne ferait que compliquer les choses puisque l’aldéhyde précipite aussi avec le réactif mercurique. Quant aux méthodes utilisant la formation d'acide crotonique, elles sont encore moins précises (109, 110).

Nous opérons de la facon suivante

Dans un ballon de 500 c. c., on met la solution à analyser complétée à 10%c.c.) on ajoute 20 cc: SOL "ON Le-ballontest adapté à un réfrigérant de Schlæssing-Aubin par un bouchon à deux trous. Par le deuxième trou passe une ampoule à brome contenant du bichromate de potassium 5 p. 100. On porte à l'ébul- Htüon, on verse alors XX gouttes de bichromate, environ 1 c.c. On mainüent le liquide à faible ébullition pendant une demi-heure, on ajoute encore X ou XX goultes de bichromate si l’on s’apercoit à la coloration verte du liquide que tout ce sel est réduit et on distille ensuite 90 c.e. en trois quarts d'heure.

I est bien entendu que lextrémité du réfrigérant plonge au fond d’un ballon refroidi par de la glace contenant 10 à 20 c.c.

(106) Suarrer, J. Biol. Chem., 1908, 5, 211.

(107) Loc. cit., n° 79.

(108) G. DeniGhs, L. Cnrzie et À. Lapat, Préeis de Chimie analyt., 507. (109) SranEzLMANN, Arch. exp. Path..Pharm., 1883, 47.

(110) DarmsraEnTer, Hopp. Sey., 1903, 37, 355.

De ET

d'eau, On laisse le distillat reprendre la température du laboratoire, on le traite avec 4 c.c. de réactif de Tollens et I goutte de sulfate de Mn 4 p. 100. On laisse agir un quart d’ heure. On acidule par l'acide phosphorique, on distille et on dose l’acétone dans ce disüllat. ;

Nos essais ont été effectués à partir des solutions de lactate de Zn et de f-hydroxybutyrate de Na. Ils sont consignés dans le tableau XI.

Tagceau XI.

ACIDE ACIDE ACIDE 8-hydroxy-

lactique LR des butyrique | RkeNDEMENT MOLÉC. AC. LACTIQUE ajouté en utyrique trouvé ; millier ajouté en milligr. p. 100 MOLAC. AC. $-HYDKHOXYBUTYRIQUE c en milligr. (d'ap. la quantité d'acétone)

Dans ce procédé de dosage de l'acide 8-hydroxybutyrique nous admettrons pour la formation d’acétone un rendement de 91 p. 100.

COMPLÉMENT AU DOSAGE DES ACIDES LACTIQUE ET fG-HYDROXYBU- TYRIQUE. — Nous aurons à doser l’acide lactique et l’acide &-hydroxybutyrique dans des mélanges contenant du glucose, de l'acétone et de l’acide acétylacétique. Ces derniers corps sont à éliminer, car leur présence au moment de l’oxydation pourrait entraîner des erreurs considérables. Le glucose s’élimine par la UE classique de défécation au sulfate de cuivre et à la chaux

1 10 c.c. de la liqueur à analyser, on ajoute 5 c.c. de sulfate de ne 10 p. 100, 6c.c. de lait de chaux 10 p. 100, on complète à 25 c.c. et on laisse en contact au moins demi-heure. On centrifuge. Le liquide surnageant servira au dosage des acides lactique et 6-hydroxybutyrique, mais on aura soin une fois ces liqueurs étendues et acidulées de les faire bouillir sans réfrigérant pendant un quart d'heure pour éliminer l’acétone et l’acide acétylacétique. On compensera ensuite les pertes d’eau, puis on effectuera loxydation.

Oxydo-réduction glucose-acide acétylacétique.

Dans son mémoire, Friedmann (111) s’est borné à déterminer les rapports existant entre l'acide acétylacétique disparu et l’acide

(D) Proc rerit.; n°85703839.

6-hydroxybulyrique formé. Il n’a pas lénté de voir ce que devenait le glue ose dans celle opération, omission d’ailleurs compréhen- ‘sible car la levure pour cette étude est un organisme mal choisi : 1° Friedmann utilisait la levure de boulangerie du commerce qui n’est pas forcément une culture pure, ce qui fait qu’il pouvait attribuer l’acide lactique formé à une bactérie lactique ; 2° la levure fermente le glucose aussi bien, sinon mieux, en anaérobiose qu’en aérobiose, de sorte que les phénomènes se superposent et sont, par conséquent, difficiles à séparer, malgré l’addition de toluène ; 3° la quantité de levure utilisée est relativement considérable,-4 g. de levure fraîche pour 10 €.c. de liquide. La matière contenue dans la levure ne reste pas inactive, les substances de réserve peuvent en principe influer de manière considérable dans un bilan. Le bacille M qui, nous le verrons, a une glycose très faible en anaérobiose et que l’on peut obtenir facilement en cultures pures est, au contraire, tout indiqué pour étudier les produits liés'à l’oxydo-réduction qui existe entre le glucose et l'acide acétylacétique.

Faudra-t-il aussi s'attendre à pouvoir isoler ce phénomène et dresser un bilan exact ? Evidemment non. Toute cellule vivante, même si elle est dans un milieu dépourvu de toute matière nutritive, continue à respirer, elle brûle ses dernières matières de réserve en même temps qu'il s'effectue d’autres transformations intracellulaires, quand cela ne serait que la sporulation. A ces phénomènes vient s'ajouter celui de l’autolyse, Lemoigne (112). De même l’acétylacétate pourra disparaître en oxydant les matières de réserve que le glucose seul est peut-être capable de reconstuer en parte.

Néanmoins, nous trouverons dans l’action du bacille M sur le mélange glucose acide acétylacétique des différences appréciables avec les témoins pour en tirer des conclusions indiscutables. Dans nos expériences, en vue d'établir un bilan, nous séparons par centrifugation les bacilles du liquide qui les contient. Les valeurs initiales sont données par une émulsion identique mais conservée dans la glace et centrifugée à basse LEONE de manière à éviter toute réaction.

Comme nous ne prenons que 1 ge. de bacille pour 100 ce. e. de liquide, les pertes dues à Fadsorption sur les corps De daniee sont faibles.

Il faudra cependant chercher à rendre minimum toutes les perturbations que nous venons de citer. Ce qui nous conduit à déterminer d’abord les conditions oplima de l’oxydo-réduction. Nous éludierons successivement l'influence du: pli, du nombre de lavages, de l’âge de la culture et des concentrations.

(HF Loc ten enoue

Page 1