‹ Contribution à l'étude de la fermentation β-hydroxybutyriqueChapitre 28 sur 36 · TABLEAU XII · texte numérisé non relu

TABLEAU XII

CO SUBSTRAT AJOUTÉ dégagé en 1 h. 30 à 34° (N, — 10 p. 100 CO.)

SANS IS UDS LR ET Ar ee Tee let le ane DNA LE 0,116 Glucose seul . . RM Lion ee Lortite Et deu 0,135 Acétylacétate seul. SET Se A DU cat 0,154 Giucosermacetyiacétale nn EU - Tee 0,850

Dans un mémoire que nous avons signalé, Green avait trouvé que la $-hydroxybutyrique oxydase avait un maximum d'activité aux environs de pH 7. Ce que confirment les chiffres que nous venons de donner.

B. INFLUENCE DES LAVAGES. — Pour faire un bilan exact des transformations, il est nécessaire de laver les bactéries avec une soluüon isotonique. On. élimine ainsi beaucoup de produits de déchet qui se sont accumulés sur les corps bactériens ainsi que le sucre provenant du milieu de culture. Les eaux de lavage précipitent

ER

par l’alcool une gomme. D'autre part, 1l faut éviter pendant cette opération que les bacilles ne perdent de leur activité. On y réussit en les maintenant à une température inférieure à 15°. Les centrifugations doivent être faites à température la plus basse possible. On y réussit pendant les mois d'hiver en ne chauffant pas la salle de la centrifugeuse et en laissant le couvercle de cette dernière légèrement entr’ouvert pour créer une circulation d'air. Les émulsions ainsi préparées se conservent plusieurs heures à une température inférieure à 15° sans perdre beaucoup de leur activité. Mais nous nous sommes demandé si le nombre des lavages n'avait pas d'influence sur cette dernière. À cet effet, la récolte d’une culture de dix-huit heures sur moût de bière gélosé est soigneusement émulsionnée avec trois fois son poids de CIK 0,9 p. 100. Cette émulsion est divisée en quatre parties. Une partie est utilisée telle quelle, les autres seulement après 1, 2 ou 3 lavages avec quatre fois leur volume de solution isotonique. On à eu soin après ces opérations de ramener les émulsions exactement à leur volume initial.

Dans chaque cupule de Warburg, on met : 0,5 c.c. d’émulsion, 0,3 c.c. d’eau, 0,2 c. c. de bicarbonate de Na 5 p. 100 et : 0,1 c.c. acétylacétate 0,75 M plus 0,1 c.c. de glucose 20 p. 100 ou 02 ce. c. d’eau si l’on opère sans substrat. L’atmosphère est d'azote à 10 p. 100 de CO..

On mesure le dégagement de CO, dû à l’acidité libérée. Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau XTIT. Par cupule, il y a 0,125 g. de bacilles frais.

Taszeau XIII.

co dégagé en 90 FN par cupule dégagé en 90!

en présence de sans substrat glucose et d'acétylacétate en c.c.

ÉHRUISIONMNITLAlE RER 0,295 0,145 Emulsion aprés 1 lavage. . . . . . . 0,308 Emulsion après 2 lavages . . . . . .. 0,286 Emulsion après 3 lavages . . . . . .. 0,330 0,109

ARR S P LN PERR NECO

Les lavages ne font donc pas perdre d'activité aux bacilles. Par contre, l’acidité libérée sans substrat devient plus faible à mesure qu'augmente le nombre des lavages. Ce qui est compréhensible, car on fait disparaître ainsi les derniers glucides ou autres matières provenant du milieu de culture. Ceci nous montre aussi que point

n’est besoin de laver les bacilles pour mesurer l’activité d’une culture,

PET 4 Des

C. INFLUENCE DE L’AGE DE LA CULTURE. — L'acidité libérée dépend de deux phénomènes distincts : l’autolyse et la glycolyse. Pour éludier celte dernière, il faut chercher à la rendre la plus forte possible par rapport à l’autolyse. Or, l’activité des bacilles dépend de leur äge. Nous allons donc suivre simultanément ces phénomènes.

Nous utilisons pour cela des boîtes de Petri. Nous y mettons de la gélose de manière à ce que son épaisseur soit la même que dans les boîtes de Nicole et nous les ensemençons avec un tampon de coton stérile que nous trempons dans une émulsion de bacilles. Nous nous efforçons de mettre sur chaque boîte la même quantité de bactéries.

Après séjour à l’étuve à 31°, nous mesurons le poids frais de la récolte et l’activité comme suit

Pour l°97"de bacilles, on. ajouté 3 °c. cr CIK 0,9 1p.° L00, 3 ce. d'eau, 2 c.c. de bicarbonate de sodium 5 p. 100. Par cupule, on ajoute à 0,9 c.c. de cette solution soit 0,1 c.c. de glucose 10 p. 100 +0 ,1 d’acétylacétate 0,751 M/2, soit 0,2 d’eau.

Nous mesurons le dégagement de CO, pendant les trente premières minutes, thermostat à 31° (tableau XIV).

TaBcEeau XIV.

MASSE POUR 0,1 GR. DE BACILLES FRAIS AGE de la récolte CO, dégagé en 30 minutes par boîte de Petri

de la culture de 9 cm de diamètre

Avec substrat Sans substrat

, c. c. c. ©, LSVREUTES MRC ET 5 0,130 0,091 20lHeures. sur er 0,328 0,071 DIRDEULES id 0,148 0,094 SAPDeUres RS re 0,074 0,048

Nous répétons la même expérience en comparant la culture sur bouillon de haricots à la culture sur moût de bière (tableau XV).

On se rend compte immédiatement à la vue de ces résultats que la glvcolvse du bacille M, dans les conditions où nous la mesurons, passe par un maximum qui coïncide à peu près avec le moment où la croisance a atteint aussi son maximum, alors que l’autolyse ne varie guère dvec l’âge de la culture.

Si nous utilisons le moût de bière, nous aurpns intérêt à prendre une culture de vingt-deux à vingt-quatre heures. Sur bouillon de haricots, il faudrait prendre une culture de seize heures. Nous ue examiné aussi le cas du bouillon de haricots saccharosé

. par litre au lieu de 20. Le maximum d'activité se produit a avec une culture de vingt-trois heures. La récolte est aussi

Page 1