‹ Contribution à l'étude de la fermentation β-hydroxybutyriqueChapitre 31 sur 36 · SON · texte numérisé non relu

SON

Rue, 0,4 molécule d'acide acétique. Il y a libération de

2,4 molécules d’acide.

Mais ceci nous conduit à faire les remarques suivantes

a) L’autolyse peut être un phénomène constant et se Le oduire dans les émulsions Ea, Es». Ec et Er (voir p. 62). conire, le glucose ou l’acétylacétate seuls doivent être mél tabolisés aux dépens des réserves intracellulaires alors que celles-c1 restent intactes dans l’émulsion Eo. C’est ce que tendraient à montrer

plucose+acéty/acétète

ca eat

acidité hbérée en cms CO;

TS

EB glucose EC acéty/ acétate LA sans substrat

Zemps

Fi1G. 4.

les mesures de diminution du poids see des bactéries contenues dans 1 c.c. d’émulsion (tableau XVII).

On peut aussi penser que la diminution de masse de Er due à l’action du glucose seul ou de lacétylacétate seul, comme dans Ex et Ec, est compensée par une nouvelle formation de réserves ou une autolyse moins axancée.

b) On ne retrouve, en admettant qu'il se dégage 1 CO, par molécule d'acide acétique formé, que 34,8 à Mol de glucose sous la forme d’acides acélique et lactique alors qu'on en compte 41,8 de disparu. La différence est de 7 Mol, soit 17 p. 100. Les quanités mises en jeu sont encore du même ordre de grandeur que le poids sec de bacilles.

e) L'acidité libérée sans substrat ne correspond que pour une faible part à l'acide B-hydroxybutyrique durant ces premières heures d’autolyse, soit 24 p. 100, tandis que l’on sait d’après les résultats de Lemoigne que cet acide est presque le seul à se former si l'autolvse se poursuit pendant plusieurs jours.

Tagreau XVIII.

DIMINUTION POIDS SEC DES BACILLES du poids sec EXPÉRIENCE N° 3 détbacies contenus dans 1 cent. cube en milligramme Avant incubation Après incubation

dans 1 cent. cube en milligrammes

En présence de glucose et d’acétylacétate, si l’on met à part l'acidité libérée par äutolyse supposée la même que sans substrat, il reste 112,4 Mol ; l’acide lactique + l’acide ‘acétique + CO, correspondent à 86,4 y M. Il reste une différence de 26 y Mol, soit 23: p.100.

S1 l’on suppose que cette acidité est due au glucose que nous ne retrouvons pas, 1l faut supposer qu'à une molécule de ce glucose correspondent 3,7 fonctions acide. D’après les analyses de Es, l’acide lactique formé doit l'être aux dépens de l'acidité libérée par autolyse.

d) Du point de vue du bilan des hydrogènes, la formation d’acide acétique supposé produit à parur de l’acide lactique correspond à la réduction de 33,4 u Mol d’acétylate. On ne voit pas encore à quoi est due la réduction du reste d’acétylacétate. Il est possible qu'il se forme un acide inconnu que nous n'avons pas encore identifié.

Toute cette discussion nous fait entrevoir la complexité d’un problème qu'il serait osé de vouloir résoudre du premier coup jusque dans ses moindres détails. Retenons seulement ces deux points essentiels 5

1° L’acidité hbérée par le bacille M ne peut être accrue que par la présence simultanée de glucose et d’acétylacétate.

2° L’oxydo-réduction glucose-acétylacétate produit de l'acide lactique.

Etude quantitative du métabolisme du glucose par le bacille M en présence d'oxygène.

Dans l’oxydo-réduction que nous venons d’étudier, lacétylacétate est un accepteur d'hydrogène et joue en l’absence d’air le rôle de l’oxygène. Nous avons vérifié qu’il était à peine réduit en aérobiose. Mais il est indispensable maintenant de comparer le métabolisme du glucose en présence d’acétylacétate et en présence d’oxygène.

À cet effet, la récolte de deux boîtes de Nicole (culture sur moût de bière) est émulsionnée avec des billes de verre, lavée deux fois avec 110 c. ec. CIK 0,9 p. 100 et réémulsionnée avec CIK, de façon qu’à 1 g. de bacilles frais correspondent 4 c. c. auxquels on ajoute 4 c.c. d’eau, 2 c.c. de bicarbonate de sodium 5 p. 100, 1u cc. glucose 11 p. 100. On a l’émulsion Es.

On place dans chacune des 3 cupules de Warburg Ic.c. d’émulsion. La première, avec une atmosphère d’azote à 10 p. 100 CO,. La deuxième avec une atmosphère d'oxygène à

Oxygène absorbé en cn CN

he)

Acidité libérée en cm CO

Fra. 5:

10 p. 100 CO,. La troisième avec une atmosphère d'oxygène, on a mis 0,4 c.c. de soude normale dans les diverticules.

Le premier manomètre nous donne l'acidité libérée en anaérobiose. Le troisième nous donne l'oxygène absorbé en aérobiose. Le deuxième nous donne l'acidité libérée, moins l'oxygène absorbé. Une quatrième eupule contient 1 e.e. d’émulsion mais où = c. ©. d’eau est remplacé par fs ce. ©. d’acélylacétate 0,940 M.

1,1 1,1 C'est l’émulsion Es.

Le reste de l’émulsion Ex est réparti en trois portions.

Une première est conservée à 0° ; une deuxième est mise dans une fiole d'Erlenmeyer sous atmosphère d'azote à 10 p.100 de CO,;

pete

une troisième dans une autre fiole sous atmosphère d'oxygène à 10 p. 100 de CO,. On agite constamment ces récipients qui plongent dans le thermostat à 31°. On les y laisse ainsi quatre heures, après quoi, on les refroidit à 0° et on centrifuge leur contenu.

Nous avons reproduit (fig. 5) les courbes de libération d’acidité et d'absorption d'oxygène par centimètre cube d’émulsion.

Dans le tableau XIX, nous indiquons les valeurs trouvées à la suite des dosages que nous avons effectués.

TaBLeau XIX. :

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